J'écris la création.

Factus Scribo est une plateforme ouverte à tous de partage de textes. Que vous soyez petit ou plus âgé, grand amateur de littérature française ou fervent de romans policiers, Factus Scribo a pour but de rassembler des gens qui ont un amour commun : écrire.

Je m'inscris !
En vedette

Dans Nouvelle, par Manoria | 0 commentaire

La faute à plus de chance

La faute à plus de chance







Mercredi, 3 heures du matin.

C’était le jour et le moment idéal pour agir. Le temps aussi était parfait : pluvieux et frais. Les conditions faisaient que le centre-ville était désengorgé de toute présence et tous regards.
Jonas était derrière le volant de sa voiture, au coin de la rue Voltaire, à 100 mètres de la banque. Il se donnait encore 5 cinq minutes pour scruter les environs et s’assurer que les parages seraient bel et bien déserts au moment où il passerait à l’action. Il était aussi particulièrement excité d’en finir avec ce casse. Il y avait beaucoup d’argent à se faire sur ce coup-ci parce que le convoi de fonds était passé le samedi d’avant pour approvisionner les coffres. Après celui-ci, il se rangerait et prendrait sa retraite. Il se l’était promis et honorerait sa déclaration.
Les journaux le surnommait ‘’ Le Serpent ‘’ car il avait pour signature de laisser un ‘’ S ’’, marqué à la bombe de peinture sur chacun des coffres qu’il pilait. Quant à eux, la police et la gendarmerie ont longtemps cherché à faire des liens entre cette lettre et un éventuel nom de famille, prénom ou adresse sans ne jamais parvenir à rien. Sa subtile discrétion devait aussi y jouer pour beaucoup dans le calvaire sans fin qu’enduraient les enquêteurs. Pour leur part, tous l’appelaient ‘’ L’intraçable ‘’.
En 30 ans d’exercice, Jonas ne s’était jamais fait appréhendé, ni même entre-apercevoir par qui que ce soit ; Il était un véritable professionnel qui avait toujours travaillé seul et qui ne s’en était jamais pris qu’aux banques, depuis le début. Pour lui, il n’y avait rien de plus exaltant que de voler des voleurs. C’était sa morale.

Le moment était venu. Jonas prit son nécessaire de crochetage, sa lampe torche et le smartphone qui comportait le logiciel lui permettant la désactivation des systèmes d’alarme. Il fourra le tout sous sa parka noire, sorti de la voiture et se dirigea ensuite vers le coffre pour y récupérer les sacs à remplir. Puis, il verrouilla les portes de sa vieille 205.
Il marcha normalement en direction du bâtiment tout en jetant des coups d’œil de part et d’autre de la rue pour se garantir que les lieux étaient toujours autant dépeuplés.
Personne.
Arrivé à hauteur de sa dernière victime, il passa devant son entrée principale sans... Lire la suite

> < Archives
Actualité

X
Connexion

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :

J'ai perdu mon mot de passe
Inscription à Factus Scribo