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Ines.O

Ines.O
Nouvel écrivain

Classé dans Essai
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Date de création :
le 25 octobre 2016, à 19:56

Dernière validation :
le 22 janvier 2017, à 17:31

Noirceur

Je n'ai pas envie d'écrire mes états d'âmes, en utilisant mes métaphores à la con.
Je n'ai pas envie d'écrire ma vision des choses, ou même mes objectifs.
En ce soir d'insomnie, Je ne veux qu'écrire ma réalité.

J'ai peur. Je suis intimidée. J'ai honte. Honte de cette personne qui se trouve en face de moi. Honte de ce reflet de moi que je vois dans la glace.
Je crois que je suis malade. Et si je le note, dans ces nombreuses pages dans lesquelles sont encrées douleurs et souffrances, c'est que je le pense vraiment.
Je ne fais pas l'intéressante, je n'attire pas l'attention de qui que ce soit. Je suis inquiète, sérieusement.
Je souffre. Ces états qui se pointent chez moi sans rendez vous me rendent malade.
Je ne suis pas dégoûtée ou terrorisée ou même en colère. Parce que tous ces états demandent des sentiments profonds, de l'énergie, de la force.
Et...Je ne dispose malheureusement pas de cet avantage.
Mes colères à moi se nourrissent de ma faiblesse. Mes crises d'hystérie trouvent refuge chez ma peine. Mon agressivité se trouve avec comme seule compagnie mes souffrances.
Je n'ai plus la force de lutter. Je me sens si faible, si vulnérable.
Après le passage de mes " scènes ", je me retrouve assommée, je sens mon corps se vider de toutes lueurs d'énergie et je me laisse aller telle un cadavre séché de larmes, vidé de sang.
Même la main avec qui j'exprime ces maudites douleurs me supplie de la congédier.
Mon corps me prie de mettre fin à ses services. Je ne suis vraiment plus capable de jouer la comédie, encore.

D'un côté, je veux profiter. Profiter de cette seule et unique vie qu'on m'a offert. Vous vous en rendez compte? Une seule vie, un seul essai. Du coup, Ce fait d'être obsédée par cette sensation de ne pas profiter assez me met tellement de pression que j'en deviens parano... Ce qui nous ramène à l'autre côté... ma paranoïa ! Elle m'empêche de vivre, elle me gâche l'existence. Pourtant, je souhaite tellement l'éteindre, la quitter. Je fais tellement d'effort, c'est dur, c'est vraiment difficile.
Et donc, comme je sais que de toutes façons je ne pourrai jamais vraiment profiter et accepter la vie à sa juste valeur, je me dis que je ferai mieux de...partir, de quitter tout ça. Je mourrai un jour de toutes façons. Alors pourquoi prolonger cette punition? Et si je veux tellement partir , pourquoi ai-je si peur de ça?

J'arrête d'essayer de me battre. J'arrête de résister. Je capitule, je ne veux plus continuer à faire ça. J'arrête d'essayer de me relever. Accepter la chute est moins douloureux que j'essayer de partir en guère, tous les matins, vide, puisque mes organes ne cessent de me poser un lapin.

Regardez où j'en suis. J'ai des troubles de sommeil, je suis hystérique, agressive, méchante, violente, incontrôlable, et j'ai mal. partout. du tout profond de ce qui reste de moi, j'ai mal.
Même si quand je me tapais une crise de ce genre chez moi, personne n'arrivait à me faire du bien où à me comprendre. Je pouvais compter sur mon meilleur ami, mes amis, ou n'importe quelle personne pour m'empêcher de me faire du mal de me détruite par mes propres moyens.
Ici, je suis seule, je n'ai personne qui veille sur moins personne qui ne puisse me stopper ou essayer de me contrôler quand je suis en pleins délires.
Mais pourquoi je continue à lutter? Soyons réalistes, ma " joie de vivre" et mes gamineries à la noie n'ont plus lieux d'être. Et alors que la joie, la force, la colère et le feu m'ont fermé la porte au nez, la tristesse, elle, m'a accueillie à bras ouverts.
Alors, je me fous pas mal que ce soit la solution facile, si en fin de compte, c'en est une.
Je me sens à ma place ici. Cette faiblesse, cette impuissance, cette mort lente, je me sens bien. Je n'ai pas besoin de faire semblant. Je n'ai pas d'efforts à fournir ou de rôles à jouer. Je me laisse aller dans le chagrin et la peine, et je me sens mieux, parce que même si ce n'est pas le plus beau sentiment de la terre, au moins je ressens quelque chose; De si douloureux, de si blessant, de si réel.

J'ai trouvé refuge chez la défaite, et je l'accepte si ça va me permettre de me reposer, car je suis si assommée, que mon cerveau ne peux pas fonctionner et profiter de mon énergie comme il a l'habitude de le faire si bien?
Alors, peu importe où tout ça me mènera, j'accepte cette mort, peu importe le temps qu'elle durera, et j'accepte de donner à la " noirceur " le prix de mon mot préféré.
De toutes façons, avec ce rythme et ce nouveau mode de vie, je ne risque pas d'aller très loin, donc ça me va.

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