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Manoria

Manoria
Écrivaillon

Classé dans Poésie
Voir plus de textes de Manoria

Date de création :
le 20 juin 2016, à 19:03

Dernière validation :
le 30 octobre 2016, à 13:25

De A à Z

DE A à Z

Illustre rappel de mes émois.
Digne fleuve coulant en mes bras.
Ruisselles de charme, pur éclat,
Tu fus ma paix et mon eau de l’A.

Mort sentimentale du passé :
Cavité. En toi, je suis ton B.

Sous ta cape, d’amour embrasé,
J’ai su flotter outre mes faux C.


Vil destin nous ayant divisé ;
Projetant ses D pour mieux régner,
Coupant les ailes de ’’ feu ’’ nos vœux,
Brisant par-là l’oiseau et ses E.

Amas d’ossements, effervescents… Brûlés !

Mémoire de nos corps se nouant,
Que F est d’amour a su baigner
Par les caresses de nos passés :
Temps effilés… instants éthérés.

Moite saison… pour carcasses à G.


Aujourd’hui aussi je me souviens
De cette H de fer cruelle ;
Fêlant l’instant, foulant nos destins
Polis d’une passion I née : frêle.

A présent nu dans mes provinces,
Lugubres néants où J mon corps,
Leurs K lames sont un sévice
Réprimant ma vue du réconfort.
Dans ce paysage naturel,
Sinistré, je cherche en vain les L
Libératrices, obsédantes…

… Pour errer loin de mon M hante.

Combat ardu contre la N,
Alliée fiévreuse de la peine,
Je tends à épurer ce venin
M’ouvrant les yeux sur un flux de boue ;
O troubles me noyant jusqu’au cou.

Les P, à présent en mes desseins,
Rendent désuets mes bas acquêts :
Rejets tant hurlés par mon chagrin ;
Q veau sec de mon affect abstrait.


Je ressens une pression…

Çà et là, les lianes se resserrent
Dans cette jungle, Ô sombre profond.

Ça y est, j’étouffe !
Sous cette impulsion sévère,
Je me ploie… elle m’engouffre !
Mon alphabet me perd et j’évolue vers une autre R.
Mon S prit épris ne veut pas saut T
En ce paradis où, un jour,
Nous serons sans doute U ni.
Mais,
Je m’en V…

Dès lors, le W n’a plus de sens.
Forme X ou Y, en dent de scie,
Il ne demeure que le croisement
Bourbeux d’instants perdus, révolus ;
Qui m’abandonnent les pieds dans ma lie.

Dernier souffle…

Ma vision s’obscurcit.
Je ne sens plus la douleur
Dans cette noirceur
Qui me camoufle de l’ennui.

Ultime pensée…

Quoi qu’il m’arrive après cette nuit,
Suite à ma chute au fond de ce puits,
L’espoir sera de voir nos débris poudreux,
De leurs cendres, renaître radieux.

Enfin,
Je m’évanouis…


A mon réveil, comme à chaque aube,
Les yeux saignants et l’âme fade,
Le jour me rappelle cette ode
Résonnante telle une fable :

’’ Du A d’amour au Z de Zeina,
Entre nos passions et désarrois,
S’est présenté un chemin de croix
Qui nous sépare, toi et moi,
D’un unique et singulier pas. ’’


Dans mon essor, une seule traverse :
Aspiration naïve, fruit de la détresse.

Pour toi princesse,
Et en guise d’exutoire,
De A à Z
et
’’ à vie, à mort ’’,
J’aimerai encore pouvoir te livrer


Tes lettres de noblesse.

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