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Bernyberne

Bernyberne
Habitué des lettres

Classé dans Poésie
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Date de création :
le 21 mars 2016, à 22:36

Dernière validation :
le 23 avril 2016, à 08:54

On aura essayé...

Aujourd'hui, il fait gris.
Et je sais que c'est un mauvais signe pour nous.

Le premier soir, tu t'en rappelles ?
Il faisait noir, mais le ciel était immaculé.
C'était les premières heures de l'année.
Les gens étaient heureux, on essayait aussi.
Et comme tout était surjoué.
Ma mâchoire se crispe encore de souvenir.
J'essayais de t'aimer dès le début.
Je répondais à tes émois,
Car j'avais envie de t'aimer.
A force je crois que je me suis habituée.
Mais d'âme forcée.

Les premiers jours, on s'aimait.
Il faisait beau, sans un seul nuage.
C'était les premiers jours de l'année.
On était heureux, sans essayer.
Et dans toutes les pièces on jouait.
Mon ventre se noue encore de souvenir.
Je t'aimais dès le début.
Je répondais à tes sourires,
Car j'avais toujours envie de t'aimer.
J'ai cru que j'allais m'y habituer.
Mes serrures, t'avais forcé.

Mais les jours d'après, on s'inquiétait.
Les nuages arrivaient, le vent soufflait.
C'était les premiers mois de l'année.
On essayait d'être heureux, sans se voir.
Et comme les questions fusaient.
Ma tête bourdonne encore de souvenir.
J'étais plus sûr de t'aimer.
Je répondais rarement à tes messages,
Car je ne savais plus comment t'aimer.
Je n'étais pas habituée.
D'être habitée de force.

Les jours se suivent, sans qu'on sache qu'en penser.
La météo se fait inconstante, il neige et il fait beau.
C'était presque la mi-année.
On essayait plus d'être heureux.
Et les réponses étaient las, sans qu'on ose les voir.
Mes yeux picotent encore de souvenir.
J'étais sûr de ne pas t'aimer.
Mais je voulais être heureuse,
Alors je me forçais à t'aimer.
J'étais désertée à mon habitude.
Les fantômes s'en sont allés, à force.

Ces derniers jours, les décisions se sont prises.
Le vent est glacial, sans annoncer de tempêtes.
C'était la fin de l'hiver.
On allait enfin être heureux, mais pas à deux.
Et les acteurs avaient joué, c'était la fin.
Je repense encore aux souvenirs.
On avait tout essayé pour s'aimer.
On se contera encore cette histoire,
Car on aimera vraiment la prochaine.
Les ruines en nous se reconstruiront.
Et des habitudes nouvelles seront bienvenue.

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