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Bernyberne

Bernyberne
Habitué des lettres

Classé dans Poésie
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Date de création :
le 16 janvier 2016, à 21:47

Dernière validation :
le 17 janvier 2016, à 23:38

Il était une fois...

Sauf qu'il n'en était pas.

Jamais, en fait. Ca ne se passe jamais comme ça.
Je crois qu'on voit tous la supercherie de ces intros là. Mais on se fait toujours avoir au moins une fois, histoire d'apprendre la leçon, n'est-ce pas?

Ca fait mal...

J'aimerais te raconter à quel point, mes peines, un peu comme quand tu me racontes les tiennes, et puis qu'après les yeux tout brillants tu me dis que t'es enfin heureux.
Sauf qu'avec mon histoire, ce serait un peu comme te raconter un rêve. On est jamais vraiment sûr avec ces choses là, ça reste toujours un peu vague, et puis on est pas sûr comme je te le dis.
Tu le prendrai mal, sûrement. A ta place je le prendrai mal en tout cas.
Parce que je me met à ta place, et ce serait dur à avaler.

Bon, t'es prêt alors?

C'était magique !
Je ne sais pas pour toi, mais je me méfie toujours de ces trucs là d'habitude. Parce qu'une fois le tour joué, on se dit toujours qu'il y a un "truc". On y croit jamais vraiment, parce qu'on a plus dix ans...
Et pourtant avec lui ! J'arrivais à y retourner, à cette époque là. Il m'a eu.
Parce que pendant qu'il y avait les gens un peu plus terre-à-terre, beaucoup plus raisonnables, il y avait les gens comme moi, qui voulaient y croire. Je crois qu'il avait compris ce côté là, ce côté naïf d' "éternel rêveur"... Quelle conne !
Je crois qu'une partie de moi me le répétait souvent, mais je ne voulais l'entendre.

Non, ne pars pas...

J'ai envie de me prouver que je peux le faire, que j'arriverais à l'oublier. Je suis sûr que t'arriveras à me faire l'oublier. A me guider vers la sortie, m'assurer que même si le spectacle est fini, qu'elle est quand même belle la vie, la vraie.
Parce que tu me donnes envie de tout découvrir, de tout apprendre, de tous les envoyer se faire voir aussi, parce que quelque part tu me démontres sans x ou y que je me suffis.
Tu me redonnes le sourire. Et tu croirais que je me moque de toi parce que selon tes dires, je ne l'ai jamais perdu, mais c'est vrai regardes. Je souris encore comme une imbécile dans le vide. Ca vaut mieux que tout ces masques que je sers habituellement, pour me voiler la face, tu ne trouves pas?
Et puis j'ai envie de te faire rêver aussi. Toi qui n'y crois plus trop, que même si on peut les compter tu les doigts de la main depuis ton balcon, te dire que derrière les nuages il y a beaucoup plus d'étoiles que de personnes sur Terre. Si, si, tu ne me croiras toujours pas mais des fois même elles descendent sur nous pour nous éblouir.
C'est comme ça que je nous explique en tout cas. Nous deux je veux dire. Car sans même savoir que ça allait être toi, je leur ai demandé de t'amener à moi... Et sans même le savoir non plus, tu les as écouté.

Et toi?
A quoi tu penses?

Je sais que tu te poses pleins de questions sur nous, tu me l'as dit... Sauf qu' à ce moment là je trouvais ça mignon encore. Sauf qu'à ce moment là, ça n'avait sûrement pas d'autres explications.
Tu vois, je me prend vraiment trop la tête... Tu t'en ennuieras vite j'en suis sûr, ou ça te feras fuir avant.
Depuis que t'es partis, je ne me reconnais vraiment plus. Tu me connais, j'ai toujours l'air de m'en cirer, et c'est vraiment le cas la plupart du temps... Sauf qu'avec toi je ne suis plus sûr de rien, ça m'énerve déjà.
Parce que tu ne me mens pas, tu ne me bernes pas d'illusions. Avec toi c'est simple, c'est vrai. J'ai pas l'habitude...
Et cette question qui me harcèle ! Tu t'en rappelles? Je t'avais fait avoué que tu te demandais ce que ça allait donner nous deux.
Si banal... Et voilà que ça m'obsède !
Sans aucunes raisons. Je me répète nos discussions et les retourne, elles prennent d'autres sens, d'autres tournures, elles se grisent, deviennent pessimistes, et je doute un peu... Beaucoup trop.
Un jour sans nouvelles, une semaine sans te voir, et je me tourmente déjà. Je ne me reconnais vraiment plus.
Et si tu voulais dire que tu regrettais?
Et si encore une fois tout ça, je me l'étais inventé?

Reviens vite me rassurer.

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