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Zazou

Zazou
Écrivaillon

Classé dans Conte
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Date de création :
le 3 janvier 2016, à 17:30

Dernière validation :
le 10 janvier 2016, à 01:30

Il était une fois... un zèbre

Encore une question, me direz-vous... Mais là, c’est une rectification d’ordre planétaire ! Les savants, si vous leur posez la question : « Pourquoi les zèbres ont-ils des rayures noires et blanches ? ». Ils vous répondront : « Car leurs prédateurs voient en noir et blanc, donc ils se confondent dans la brousse grâce à blablabla... ». Voici la réponse logique. Mais « la logique n’est-elle pas le refuge des gens sans imagination » ? Et la réponse de l’imagination ? Ne souhaiteriez-vous pas l’entendre ?

Donc, il était une fois, en plein milieu de la brousse, un troupeau... de zèbres. Ils broutaient, galopaient et rigolaient... A l’époque, ils étaient tous rayés de magnifiques couleurs, quoi de plus normal ? Bleu, rouge, orange, jaune... Ces couleurs étaient fortes charmantes et elles brillaient sous le soleil assommant de la savane. Ces étranges zèbres répondaient au nom de : « jaunisse » ou bien « bleurade » voire « rougeoide ». Enfin, je pense que vous avez compris le principe...

Mais ce que l’on sait peu, c’est que ces zèbres faisaient leurs courses de façon spéciale (oui, ils faisaient leur course et alors ?!). Lorsque les zèbres passaient à la caisse, la caissière utilisait une machine qui notait la suite de couleur inscrite dans le pelage des animaux. Cela permettait de les reconnaître et de payer. Rayure grise, bleu ensuite verte après jaune etc... Voilà comment cette machine fonctionnait ! Seulement un problème survint...
Miss « orangie » était caissière (ou caizèbre) au seul supermarché de la brousse. Elle venait d’être embauchée pour son stage de troisième sur « la vie en entreprise ». Cette petite Miss était donc stagiaire. Elle avait la grande responsabilité de garder « la machine qui notait les rayures ». « Tu fais attention ! » lui avait dit M. Marronia, le directeur. Il paraissait aussi rassuré qu’un lapin confiant son petit à un loup affamé. Mais maladroite et stressée comme elle était, Miss Orangie, en essayant de ramasser son stylo a plumet, percuta la machine. Celle-ci résonna dans tout le supermarché lorsqu’elle s’écrasa au sol. Oups ! Résultat : Miss Orangie fut renvoyée illico d’un coup de sabot ! Et plus de sujet pour son exposé !

La seule machine à décoder était cassée. Enfin juste le détecteur de pigments (vous demanderez des précisions à votre pote informaticien). La machine ne lisait plus que les couleurs noires et blanches ! Et alors ? Pour nous, humains que nous sommes, ce n’est qu’un incident parmi tant d’autres. Mais du point de vue des zèbres ? Les zèbres ne connaissant que cet unique moyen de paiement, furent paniqués... Une seule solution, un peu folle... pouvait régler le problème...
Le lendemain, une pancarte accrochée solidement à un baobab imposant, délivrait un message à l’encontre des zèbres : « Fautes de moyens techniques et économiques dans notre humble supermarché, chaque zèbre devra être vêtu d’une robe noire et blanche pour une meilleure reconnaissance lors de ses achats. Vous remerciant de votre compréhension. Cordialement. La Direction.». Vous vous doutez bien que les zèbres n’allaient pas accepter un tel changement. Certains s’accommodèrent de ce problème esthétique pendant que d’autres s’y refusèrent obstinément. Mais les « rebelles » furent très vite ramenés à la réalité lorsqu’ils ne pouvaient plus rien acheter à cause de leurs robes colorées. Alors ils furent bien obligés de déclarer forfaits et de se teindre à contrecœur... Ces teintures furent si tenaces et efficaces que même leurs descendants furent noirs et blancs.

Et c’est pourquoi, aujourd’hui, nos zèbres sont rayés noirs et blancs ! Rien à voir avec les prédateurs ou je ne sais quoi d’autre ! Ah oui ! Au passage, c’est ainsi que l’idée du « code barre » fût lamentablement récupérée par les humains.

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