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coburit

coburit
Écrivain confirmé

Classé dans Poésie
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Date de création :
le 5 septembre 2015, à 21:49

Dernière validation :
le 29 septembre 2015, à 18:37

Conte d'irlande : Retour à Brigadoon - dernière partie

7 - Une conversation hors du temps

Fiona la tendre et aimée épouse de Tommy
Avait préparé aux visiteurs un savoureux diner ,
La cheminée éclairait de rouge les tapis ,
Shea et Daniel n'avaient jamais aussi bien manger.

Tommy :
-" Vous avez aimé la cuisine de Fiona
Je vous assure que pour les bons petits plats
ma tendre a des doigts de fées ,
Je dois faire attention pour la ligne garder."

Daniel:
-" Vous avez une étrange façon de vous exprimer
les habitants de Brigadoon ont déteint sur vous ,
Comment se sont passées toutes ces années ,
Expliquez moi comment le temps n'a pas de prise sur vous ?"

Fiona:
-" C'est un mystère, une magie qui nous protège , Daniel.
Comment expliquer du monde toutes les merveilles."

Shea :
-" Pouvez vous mourir , avoir des enfants, aimer un amant ?
L'éternité n'est pas pour les hommes , sans passions
Vos vies doivent être mornes , sans brillants.
Excusez moi de parler de cette façon."

Tommy :
-" Quand je suis reparti avec ton grand-père
Dans cette ville de New-York je n'étais plus chez moi.
En revenant ici , aves tous mes espoirs
Fiona a réalisé un miracle , ouvrir de nouveau la barrière.
Le temps était passé, les vingt quatre heures évaporées :
Son Amour , mon Amour ont charmé les fées ,
Brigadoon pour une seconde m'a laissé entrer.
Je ne peux expliquer ce miracle , les temps ici est ralenti ,
Cents ans ne durent qu'une année , nous ne sommes pas maudits."

Fiona:
-" Mes cousine ont des enfants, nous avons toujours le sourire
Charmants des bébés , les vieillards peuvent mourir.
Brigadoon est hors du temps mais la vie s'accomplit ,
Avec ses pleurs , ses larmes , ses rires, ses ennuies"

Tommy:
-" Daniel , raconte moi le monde d'aujourd'hui
Je l'ai quitté en mille neuf cent cinquante ,
Avec Jeff nous avons vécu de la guerre la folie ,
les hommes sont plus sages , moins méchants ?"

Daniel :
-" Hélas , les hommes sont ce qu'ils sont ,
La guerre est dans leurs sangs, ils se battent pour Dieu ,
Ils méprisent la nature , rares sont les preux."

Shea :
-" Certes le monde est peut être horrible ,
Mais nous y vivons ,
Nous y aimons, rien n'est impossible
Pour ceux qui s'aiment ,
Vous , vous êtes cachés ,
Blottis dans cette vallée
Eloignée des hommes."

Fiona:
-" Vous êtes bien une fille d'Irlande ,
Votre parler est franc mais réfléchissez Shea
Vous aimez Daniel , ne niez pas je le sens.
Si vous restez à Brigadoon avec votre amant
Votre amour sera éternel."

Shea se lève de la table et quitte la chaumière en pleurant.

Tommy :
-" Fiona, retrouve cette pauvre enfant
Tu lui as parlé bien durement.
Daniel je dois vous dire que le village vieillit ,
Trois d'entre nous sont morts , ici la vie ,
La Mort ne sont pas interdites , un enfant s'est noyé
L'hiver dernier.
Pensez Daniel pensez que vous et Shea
Pensez que vous pouvez vivre à Briagadoon,
J'entend ma femme qui parle à Shea ,
Pensez que pour l'éternité vous pouvez vous aimer."

Daniel se lève et pars rejoindre Shea.


8- La fin et le début

Novembre , Killarney

Une pluie fine tombait sur la ville ,
De la vitre embuée de son wagon
L'homme apercevait parfois les tuiles
Grises devenues Jades des petites maisons.

En quittant la gare sous sons parapluie vert
Il héla un taxi , il demanda au chauffeur
De le conduire à la périphérie , l'hiver
Commençait tôt donnant aux âmes une mortelle fadeur.

Il arriva devant une petite chaumière ,
Son jardin commençait à s'endormir ;
Du brun apparaissait prés des rosiers.
Il frappa à la porte, un homme lui ouvrit.

-" Vous êtes le père de Daniel ,
Je suis heureux de vous rencontrer."

-" Je peux poser mon parapluie , il est tout mouillé
L'hiver commence tôt à Killarney."

-" L'hiver est dans nos cœurs Monsieur Douglas ,
Je vais faire un café , installez vous.
Un café chaud rien de tel pour briser la glace."

-" je viens de perdre mon épouse, un cancer.
J'espère de ne plus revoir les allées d'un cimetière.
Vous avez des nouvelles de mon fils ?"

-" Appelez moi Stevens, je suis le père de Shea
Ma tendre fille qui a accompagné votre fils,
Tous deux ont disparu le printemps dernier hélas ,
Deux semaines de recherche sans indices.
Voilà que le mois dernier une corneille vint frapper à ma fenêtre,
Il était encore le petit matin, je me lève pour chasser la bête
Quand je vis une lettre dans son bec.
L'oiseau la pose sur le bord et s'envole à tire d'ailes ,
Je vais la lire devant vous, elle est destinée à nous deux."

Cher Papa c'est Shea qui t'écris
Pardonne moi je ne reviendrais pas à Killarney
Il ne me reste plus que quelques heures à vivre dans ce monde
J'ai rencontré l'Amour , j'aime ce jeune américain Daniel ,
Il m'aime également, nous allons rester à Brigadoon.
Je voulais m'enfuir de ce village hors du temps
Mais la raison, la force de son amour ont tout bouleversé.
Je pars pour un voyage de cent ans,
Cent ans au Pays des fées.
Brigadoon est un refuge pour les amoureux ,
Il protège les innocents des méchants ,
IL protègera je te l'assure mes enfants.
Le monde est folie , destruction, peut être qu'un jour
Killarney aura à souffrir des maux de ce monde
Mais Brigadoon n'en saura rien , Brigadoon
Ou un an égale cent ans.

Pardonne moi Papa.

Monsieur O'leary je suis Daniel Douglas
Je vous promets de toujours aimer Shea.
Nous avons longtemps hésité , partir ou rester
Mais le bon sens, la magie des fées ,
la beauté de la vallée magique, de Brigadoon ,
Comment refuser leurs protections.
Si vous recevez cette lettre vous pouvez avertir mon Père
Mon cœur est plein de regret de le laisser seul ,
Mais je dois penser à notre amour , à le défendre sur cette Terre,
A le protéger des tristes linceuls.

Nous vous aimons, Shea et Daniel , habitants de Brigadoon.

Un étrange silence dans le salon
Le père de Daniel pose sa tasse.

-" Monsieur O'leary Si nous allions boire une Guinness ,
Les pubs sont nombreux à Killarney."

-" Bien sur Monsieur Douglas
Si je comprends vous êtes seul, je le suis également
Restez dans ma maison quelques temps.
Quand les beaux jours reviendront
Je vous conduirai à Brigadoon,
Prés de la rivière nous pourrions entendre
Les rires tendre et doux de nos enfants."


EPILOGUE

Si vous visitez un jour Killarney en Irlande ,
Ecoutes dans les pubes les contes de deux vieux
Ils vous parleront de Brigadoon , de leurs enfants
Buvez avec eux une Guinness, vous serez chanceux.



FIN


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