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Bludzee

Bludzee
Habitué des lettres

Classé dans Autre
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Date de création :
le 17 août 2015, à 17:39

Dernière validation :
le 22 août 2015, à 23:04

Délicieuses cornes

Ma tête sent la rouille. Et des gémissement de machine s'échappent de mes joues.

Pourquoi suis-je suis-je ainsi, suivi de ces cors d'outre-tombe, qui ne résonnent qu'au vent ? Qui ne vibrent que quand les nuages bas tombent. Lourds.

Avec le vent vient toujours la tempête. Ténébreuses, assourdissantes, ce sont des casseroles qui vibrent et claquent ! La vaisselle vole, éparpillée sur le sable chaud.

Mon cœur appelle ! Il hurle seul, enfermé dans ma poitrine. Il voudrait tant que ces jours obscurs passent, que ces ténèbres rouges, volutes, disparaissent !

Souris, souris revenez-ici. Vous êtes comme des muses, d'où sortent de sinistres échos.

Mais comme ces mots sont beaux ! Comme votre gorge, acide, chaude me porte ! J'ai quitté le sol. Je m’élève à travers les doux corsets. Les lèvres. Crémeuses.

Et votre corps ! Pur, parait si laid ! Et vos cheveux, doux, des limailles. Vos doigts. Oh, vos doigts joueurs, glissant sous ma peau.

Maudite pomme de pin. Brulez ! Je vous hait. Il faut toujours que vous soyez là.

Vénéneux vers, grouillant dans mon crâne. Vous n'êtes rien ! Poussière de mon esprit.

Et pourtant, votre bave noire se répand. Je me couche.

Je vous hait ! Sortez, sortez ! Dégagez, crevez !

A jamais ! A jamais serpent de la terre ! Volez, disparaissez ! Je veux vous voir ridicule, gesticuler devant le vent. Tout petit. Tout petit.

Jusqu'à ce que je ne vous vois plus.

Mais les dalles, lourdes et imprévisibles, surgissent et renversent toutes pistes. Il n'y a que ce fromage au fond, pourrissant dans la brume. Les fleurs sont secouées. Les épines détachées.

Qui êtes vous ? Du rouge, mélange de rose et de sang m'aspire. Me serre ! Je voudrais m'enfuir ! Loin, au profond des couronnes. Bleues ! Violettes, écarlates, pourpres... Non pas le pourpre. Puissant désir blanc, salissant.

Les fenêtres ! A bras le corps. Le ciel ! Décharné et bossu. Je dois écrire je dois écrire.

Quelle souffrance ! Celle que de ne rien donner alors que votre corps est plein.

Essence versée, traînée de boue verte. Votre lac est aussi humide que la pluie diluvienne.

Sont-elles des créatures, du parterre ? Des nœuds,qu'il ne faut pas défaire ? "Car son fil serait si plat." Et ses cils glisseraient si bas.

Cette bouche... Ah, cette bouche aux doigts charnus. Et cette langue, panneau indicateur de belle sortie ?

Ou d'entrée ?

Vous êtes aussi charmantes que des oiseaux. Vous qui vous montrez si frêle. Vous qui implorez protection. Et quand nos corps se rapprochent,

Et que vos joutes grises semblent être ouvertes, fuyez. Sans dire un mot. Sans une excuse si ce n'est la capricieuse main du destin. Qui vous jette et vous balaie. Vous partez.

Vous êtes loin.

Nous pleurons.

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