• Favoris

    0
  • Vues

    646
Bludzee

Bludzee
Habitué des lettres

Classé dans Autre
Voir plus de textes de Bludzee

Date de création :
le 13 juin 2015, à 22:47

Dernière validation :
le 15 juin 2015, à 14:48

Automatisme et marche d'encre

Des gens passent.

Des boules de feu. Qui s'embrasent sur un champ de sang, de terre. Le sol griffonne et l'argile crie. Elle souffre, cette bouille aux yeux marins.
Mais la terre... est sablonneuse de sable qui n'est pas.

Et les naissances crépitent. Et l'herbe se fend.

Et le vide. Trou de mon esprit. Si vide, si vide.

L'aube et le ciel. Blancs comme la neige d'automne. Crépitements et vibrations.

Echos.

Echos.

Echos brisés. Retentissants au fond de mes tempes et de mes perles de bois. C'est un chêne, encré loin, loin, loin dans la terre profonde. Les racines se ramifient et se joignent. Et le sang, aussi blanc que le lilas, coule et pend.

Il y a, au fond, bien caché, un petit être qui tousse et qui remue du nez.

Du mouvement. Des perruches arc-en-ciel perchés sur l'îlot solitaire. Un phare qui m'appelle. Une lumière qui déborde et perce les nuages gris. Sur un fond de vagues bleues et de cris de lionnes.

Le crocodile se décharge de sa masse écailleuse, pendant que le poisson chante.

Au fond, tout au fond de l'eau. Là où le silence n'est plus, là où les rayons ont disparut. Il ne reste plus qu'une ampoule lumineuse, très ancienne.

Criquets durs et petit. Clapotis. Doux. Secs.

Les branches se ferment. Chaleur et énergie du four, en train de briller. Une ombre couve. Change le charbon de mes pas.

Et où est le il ? Où est le nous ? Moi, moi, toujours moi ?

Rien et tant. Temps et vie.

Les secondes affluent et s'entassent par milliers, et les piliers, lointains, se jouent, grimpent les sommets. De feu. De flamme.

Et la guitare passe. Et les tambours vibrent.

Et la tempête vient. Et les drapeaux se déchirent. Un coup de vent, déstabilisé et corrompu d'espoirs et de causes perdues.

Comme la trompe, et ses déchets de feuille. Comme la marre, et ses loutres ensommeillées.

Et les planètes, grosses comme des melons, se secouent et dansent. Quelle synergie de macaques ! Quel chuchotement de coccinelle. Et la pluie, de la fontaine ?

Et les gouttes, de la cascade, celle aux cimes jaunes et aux pierres mauves ?

La grisée. Les nuages, la terre et ma peau.


Rochers de glace et cavités profondes.

Comme je voudrais me vider de tous ces mots ! Qui m'encombrent et m'étouffent. Et pourtant, ma fosse reste monumentale. Muette.

Parfois je les chante. Parfois je les aime. Parfois je les déteste, parfois je les pleures. Dans une fanfare sombre et morose. Mais les buildings, lointains et grands, reflètent le soleil de ces jours de pluie et d'orages gris.


La spirale d'été est toujours là.
Prisonnière de ses bras aux renflements troués. Tel un tourbillon, à plusieurs l.

Pourquoi ? Pourquoi lui et pourquoi moi ? Pourquoi les ombres de toucans aux griffes pointues ? Comme des chevaux de boue, mélangés aux mortes feuilles.

Il y a, au fond, bien caché, un petit être qui tousse et qui remue du nez. Les racines chatouillent ses cheveux montagneux et la brise s'empare de ses pieds gluants. Comme la glaise meurtrie qui lui a insufflé: « Liberté ! » Que de vents. Que d'eaux.

Que de bleu, que de bleu. Je suis la pluie, ils sont les anges. Courez ! Vite, plus vite, petits doigts. Courez parmi les lettres et la musique de bulles. Et d'étoiles et de nerfs ! Et mon corps ? Eteint et plein.

Satanées fautes de frappe ! Barrières de mon esprit vif et grand, comme la trompe de l'éléphant et la gueule du lion assoupit. Qui regarde courir les gazelles, au son de blés.

Quelle puissance ! Quelle langueur ! Vive ! Vive les tonalités de ces branches difforment !

Qui se secouent et qui murmurent.



Commentaires

Aucun commentaire.


X
Connexion

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :

J'ai perdu mon mot de passe
Inscription à Factus Scribo