• Favoris

    0
  • Vues

    777
koold

koold
Nouvel écrivain

Classé dans Autre
Voir plus de textes de koold

Date de création :
le 6 mai 2015, à 13:34

Dernière validation :
le 18 mai 2015, à 16:28

passé opiniâtre

Je nage dans mes pensées, comme un poisson dans l'eau d'un océan hostile. Je me vois me faire dévoré par des requins, est-ce mon cerveau qui s'empare de mon esprit ou mon passé qui resurgis des profondeurs de mon inconscient, intiment à mon être de fausses illusions. Je crois rêver mais je suis tout éveiller, présent là, allongé juste sur mon lit, dans une certaine paresse incompréhensible. Je suis comme suspendu dans les airs, noyé dans un tourbillon d’émotions déroutantes. Je frissonne, les poils de mon corps se hérissent sur l'épiderme de ma peau, je suis en panique, je réfléchis trop. Dans l'arcane de ma stupéfaction je joue de drôles de notes, appartiennent-elles à la folie ou aux scrupules? Suis-je mauvais ou bon? Toutes ces questions mille fois posées ne font que me hantée. Dans mon esprit j'y vois trouble, comme si ma vision n'était qu'une infime partie de mon être, que derrière ce mur ce cacher un trésor. Mon cœur sans doute qui depuis de nombreuses années n'avait pu se sauver de sa geôle, lequel aujourd'hui y était encore enfermé. Je caresse maintenant mes cheveux châtains, laissant glisser mes doigts dans la réalité de mon corps. Je pense à me lever soudainement mais la paresse me rattrape, comme si à chaque fois que je voulais sortir d'un lieu, d'une pensée, d'un instant elle me kidnappait, me retenant de force, dans l’oisiveté. Cet état terrible qui longtemps m'a condamné de mon propre chef, à stagner dans cette existence, cet océan de vie, fait de rêves et d'oublis. J'observe à présent par ma fenêtre, le reflet de la lune sur les maisons voisines, lesquelles m’apparaissent comme étrangère à moi-même, à ma maison aussi. Je n'ai pas eus le temps de sentir mon corps se lever, faire trois pas et tirer sur la poignée que déjà la porte se referme derrière moi, laissant ma chambre et sa solitude de côté. J'ai l'impression d'avoir courus après ma propre décision. Maintenant dans le couloir avec des murs tapissaient d'orange pâle, des teintes marron et un sol recouvert de vieux parquet usé, je marche ressentant la chaleur du bois sec sous la plante de mes pieds. Arriver à l'escalier, j’entends les grincements sous mes jambes avant même de monter, question d'habitude. Je m'arrête soudain, en chemin, pour admirer comme toujours ce splendide tableau représentant un lion qui rugit face à un arbre, j'ai jamais compris son sens mais il m’a toujours fasciné. Mon cœur bat très fort dans ma poitrine, le souffle cours, je prends toute les précautions nécessaires pour ne réveiller personne, sauf celle qui pourra répondre à mes attentes. J'ai une sœur et deux frères dont un faux jumeau qui s’appelle Frédéric. On a grandis ensembles, dans le bonheur et l'innocence, dans une très grande complicité qui nous liait l'un à l'autre. Il à toujours été plus fort que moi, dans beaucoup de domaines, comme l’athlétisme. Je ne pouvais l'avoir qu'au lancer de javelot ou au saut en hauteur et encore. Il m'a toujours appris à me surpasser, je l'en remercierais jamais assez. À cette heure tardive, il doit son doute dormir profondément, comme Hugo mon frère aîné et aurore ma petite sœur chérie. La dernière personne, celle que je m’apprête à réveiller, est mon admirable mère qui nous a toujours assurait un foyer, à manger et une bonne éducation. Je lui dois tellement, comme tout enfant à sa mère. Arrivé devant sa porte, apparemment n'ayant réveillé personne sinon tout le monde serait plus ou moins debout à me crier dessus cependant ce n'est nullement le cas. Je savoure ce moment dans le plus grand des silences puis j'ouvre la porte de la chambre de ma mère, avec la plus grande des précautions, en douceur. Je la vois, sur la gauche, dans l’obscurité quasi totale, je n'ai allumé aucune lumières. J’entends à présent ses ronflements réguliers, je commence à me sentir gêner arrive le moment où je vais me décider à la réveiller, où je vais angoisser, jusqu'à l'instant fatidique.
-Maman, maman, tu es réveillée? Lui demandais-je, en murmurant pour ne pas faire de bruit, dans le reste de la maison pour ne pas réveiller mes frères et ma sœur.
Je vois le corps de ma mère bougeait sous la couette, les battements de mon cœur s'accélèrent, je ne sais jamais par avance comment elle réagira, c'est ça la beauté de la vie. Je sens que le dénouement qui approche.
-Quoi encore! Gémit-elle complètement endormie. C'est Grégoire, qu'es-tu veut encore?
Je prends toutes mes précautions, redresse la tête et me lance dans mon jeu d'acteur.
-Je suis venu te demander de l'argent pour sortir avec mes amis, s'il te plaît.
-Mais tu as vue l'heure qu'il est! Tu te fou vraiment de ma gueule!!
-Non maman, il est que vingt-trois heure, j'avais prévu de sortir, mes amis m'attendent, s'il te plaît
-T’es chiant, tu le sais, regarde sur l'étagère, sous uns des livres, il y a un billet de 10 euros, prend le, laisse-moi dormir et ne me réveille pas demain sinon tu n'auras plus d'argent!!
-D'accord. Merci maman, je t'aime. Sur ces belles paroles, le billet en mains, je file.
En fait je n’avais pas prévu de sortir encore moins à cet heure-ci, il est évident que tout ce cinéma était monté de toute pièce.

Commentaires

Aucun commentaire.


X
Connexion

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :

J'ai perdu mon mot de passe
Inscription à Factus Scribo