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loin de nous

loin de nous
Écrivaillon

Classé dans Véridique
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Date de création :
le 30 mars 2015, à 15:46

Dernière validation :
le 31 mars 2015, à 22:04

N'y touches pas !

Voilà j'écris se texte pour me libérer.


Je m'ouvre à vous que je ne connais pas je dois juste en parler pour allr mieux.

je vous dis tout.

il y a plus d'un an maintenant je me balançais au bout d'une corde.
je vais vous raconter cette soirée.


on repart le 24 Février 2014 au soir

j'étais chez moi, je lisais un bouquin mais je ne me rappel plus le titre, ma porte d'entrée s'ouvre et j'entends un pote gueuler au travers de mon appartement pour savoir si je voulais venir boire un coup avec lui.
je me lève de mon lit pour allé lui dire de ne pas hurler car je ne suis pas sourd.
il se met à rire en me voyant avec mon bouquin à la main...
je me mare aussi et je place un ticket de métro londonien dedans en guise de marque page.
"une douche et j'arrive" il ressort de la maison en riant encore comme un fou.
je saute sous la douche en n'oubliant pas de mettre de la musique (à fond bien-sûr) je suis bien motivé sachant que le bar dans lequel on va est le miens et qu'il est; tous les soirs; plein de filles saisonnières ou vacancières... autant dire un véritable traquenard pour des gars assoiffés.
une fois ma douche prise je m'habilles décontracté, prends mes clopes qui étaient sur la table et me dirige tout droit vers le bar.
une fois arrivé le bar est plein !
je passe derrière le comptoir pour me servir un verre et par la même occasion servir mon pote.
deux verres de rhum ambré dans la main je commence à discuter avec tout le monde.
une copine nous rejoins, Emilie; c'est une fille adorable c'est une catho pratiquante à fond mais elle est super et je dois avouer que j'ai un faible pour elle.
la soirée continue, le bar se remplit de plus en plus et mes verres descendent de plus en plus vite je suis joyeux, je déconnes avec tout le monde, je fous mon petit bordel comme à mon habitude...
il est 1h du matin je ferme les portes du bar mais on continue quand même a faire la fête avec quelques habitués, mon barman et Emilie qui est restée...
du coup je reste derrière le bar et dis au barman qu'il peut passé de l'autre coté et s'amusé aussi avec les autres.
la soirée est vraiment bonne on rigole comme des fous et c'est à se moment précis où j'ai su que c'était le moment pour moi de tirer ma révérence...
oui je sais, c'est très paradoxal comme sentiment et je sais que vous vous dites...
on finit tranquillement la soirée.
je pousse tranquillement les gens dehors et je ferme le bar.

j'arrive chez moi et mets le concerto n°2 "L'Estate" de Vivaldi à fond dans la maison !
je sors d'un tiroir un corde rouge que j'ai depuis quelques temps maintenant car oui j'avais prévu mon coup bien longtemps à l'avance mais il ne me manquait que le moment pour le faire, le sentiment intérieur qui te fais comprendre que c'est maintenant que tu vas arreter de souffrir et de faire souffrir les autres par la même occasion.
oui encore une fois je sais ce que vous vous dites mais je vous expliquerais cela après...
je monte sur une grosse chaise en bois que j'ai dans le salon pour atteindre un anneau qui est dans mon plafond. il était déja là quand je suis arrivé dans l'appartement.
je fais un noeud coulissant à une extrémité de la corde et attache le reste à l'anneau.
je fais plusieurs essais de longueur en me rendant compte que je dois raccourcir le plus possible la corde pour au final trouver la longueur parfaite qui est plus que minimale.
je laisse alors la corde attachée à l'anneau pour commencer à écrire un mot à mes proches.
dans se dernier je leur demande juste de ne pas me pleurer car je ne souffre plus et eux non plus par la même occasion car oui pour moi c'était aussi leur délivrance...
je dicte mes dernières volontés puis je texte quelques autres amis pour leur dire que je les aime énormément je texte aussi Emilie pour lui dire que je "l'aime" et qu'elle prie pour mon salut car je vais en enfer.
il est plus de 4h du matin tout le monde dort, c'est donc le moment parfait pour partir.
je range mon appartement, je prends une douche je pousse la table du salon pour être sur de ne pas m'appuyer dessus machinalement...
je m'allume une dernière cigarette mais la porte de chez moi s'ouvre.
c'est Emilie qui entre et mon barman qui reste dehors.
elle se met à pleurer en voyant la scène et me demande ce que je compte faire.
je suis calme comme jamais je ne l'ai été je lui explique donc même si elle n'est pas aveugle...
elle commence à vouloir m'en dissuader avec les arguments qui lui tombent sous la main.
elle se heurte à un mur je décide donc de la mettre dehors avec pertes et fracas !
je referme la porte et tire le rideau afin que personne ne me dérange plus.
je monte sur ma chaise des larmes de joie coulent le long de mes joues...
je passe la tête dans l'anneau, j'ajuste bien le tout, je ferme les yeux et fais basculer la chaise...

voilà enfin je suis libre !
je ne ressens aucune douleur rien le vide, un vide créé par la finalité.


je suffoque.
je suis allongé au sol et je suffoque !
c'est quoi se délire j'ai tout vérifier et re-vérifier c'est impossible!
elle et le barman sont entré et ont coupé la corde.
ils ont appelé les pompiers aussi.
putain pourquoi personne ne me laisse tranquille ?

je me lève tant bien que mal la nuque raide et le pantalon trempé...
je suis totalement perdu, je ne comprends rien quand elle me parle je suis déboussolé perdu dans se flou dû au manque d'oxygène...
je retombe au sol écran noir !

les pompiers m'ont réanimés dans mon appartement, puis une autre fois dans l'ambulance...



beaucoup d'entre vous vont pensé que je suis lâche et d'autres tout le contraire mais sachez que je ne le fais pas pour vous mais pour moi.

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