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coburit

coburit
Écrivain confirmé

Classé dans Poésie
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Date de création :
le 19 mars 2015, à 22:30

Dernière validation :
le 21 mars 2015, à 17:15

voyages et merveilles - seconde partie

3- Conversation avec un arbre savant

Depuis cinq jours la compagnie avançait menée par Callys
William pour la première fois quittait le Comté.
Les champs cultivés laissaient place à une nature moins police,
Autour d'eux des bois, des sentiers tortueux se multipliaient.

Puis le sixième jour une forêt barra l'horizon,
William se sentait trembler devant le mur vert,
Tous également se sentaient moins fières
Seule Callys souriait, son esprit en pamoison.

Callys:
-" Compagnons, voici la forêt de Fangorn
Nous allons la visiter, nous sommes attendus.
Tom nous a préparé un rendez vous avec un Orme :
Vertefeuille est son nom, ne soyez pas si tendus..."

Callys reprit sa marche en sifflant une vieille chanson
Chacun d'entre nous comme elle avançaient.

L'orée de la forêt était silencieuse, pas un chant d'oiseau.
Les arbres de vingt mètres les regardaient de haut,
Un seul sentier pénétrait dans la forêt
Callys y entra, la compagnie la suivant au plus prés.

Fangorn était une forêt magique oubliée des hommes,
Seul les habitants de la forêt y sont les bienvenus.
Les Ents, arbres géants, en ont fait leur Royaume
Chassant les indésirables sans aucune retenue.

Tom Bombadill pouvait les amadouer
En chantant aux feuillus des vieilles complaintes
Ainsi le jeune Vertefeuille était tout enjoué
De converser avec la compagnie sans aucune contrainte.

Le jeune Orme s'ennuyait avec les vieux arbres
Trop anciens, trop lents, leurs conversations se répétaient.
Il n'en pouvait plus de leurs palabres,
Enfin des esprits vifs avec qui converser.

Toute la compagnie s'arrêta devant Vertefeuille,
Callys fit une révérence, la compagnie le salua.
Avec du bois morts on alluma un feu
Puis dans la nuit sylvestre la conversation commença.

Vertefeuille:
-" Si vous saviez comme je sui heureux de voir des visiteurs
Une Elfe, un hobbit, trois humains
Quel compagnie pour faire mon bonheur.
Parlons, discutons, j'ai soif jusqu'à demain."

Tolkien:
-" Pour la première fois je parle à un Orme
Comme tous mes compagnons je sui ébahi,
J'ai même aperçu une seconde une licorne ,
Cette forêt est tout à fait unique."

Verfefeuille:
-"Il est vrai que nous avons des habitants uniques.
Dans votre monde vous n'avez pas d'arbres parlant ?
Pourtant vous me semblez bien sympathique,
Vous ne connaissez pas d'arbres géants ?"

Tolkien:
-" Il est vrai que notre époque est affreusement triste,
Les forêts sont détruites, pillées de leurs magies.
Nous vivons l'époque sinistre de l'industrie,
Le feu et le fer règnent sur les cœurs en égoistes.
Ne tremblez pas Vertefeuille, j'ai cette époque en horreur,
La guerre a plongé le pays dans le deuil.
Les saules se plient sur les rivières en pleurs,
Nous détruisons notre terre avec orgueil."

Vertefeuille:
-" Quel triste tableau, jeune humain
Mais ici aussi notre royaume se rétrécit :
Vous êtes une espèce qui sème le chagrin,
La beauté de la nature vous échappe, détruisez les bois
Mais vous agacez les esprits sylvestres,
leurs colères mettront les hommes aux abois."

Callys :
-" Que vous êtes sinistres tous les deux
Sommes nous loin de Fondcombe Vertefeuille ?"

Vertefeuille:
-" Non je vous conduira à la cité des Elfes
Mais reposez vous ce soir, votre sommeil sera bref."

4- les ombres de Fondcombe

Ce fut une mémorable cavalcade à califourchon sur ses branches,
Vertefeuille s'amusait à secouer la compagnie en tressautant.
Callys lui demandait d'aller plus vire encore,
William s'émerveillait de voir défiler tant de nouveaux décors.

Lewis:
-" Fantastique, vous êtes plus rapide encore qu'un autobus
Vous êtes merveilleux Vertefeuille !"

vertefeuille:
-" Depuis tant d'années que je n'ai pas couru ainsi
Que sois béni ce jour mes amis !"

Lewis:
-"Voyez vous John, ce voyage m'ouvre l'esprit,
Comme moyen de transport j'inventerai une armoire,
Le bois est magique remplie de féeries,
Tous voyageront ainsi dans mes histoires !"

Tolkien :
-" Une armoire voyageuse, Clive ne faite pas l'enfant !"

Houdini:
-" Etant spécialiste de l'évasion
Je vous avoue qu'un placard
A toujours été une bonne association
Pour s'enfuir face à de mauvais lascars."

Vertefeuille:
-" Vous savez Clive n'écoutez pas John,
Le bois est une matière noble,
Sa magie n'est pas sauvageonne
Elle reste pour toujours dans les commodes."

Callys:
-" Le gué de la rivière, Fondcombe est proche,
Nous arrivons aux monts brumeux,
Pays de mes parents, j'approche !
Terre des Elfes, terre de mes aïeuls."

Mais le sourire de Callys fut de courte durée,
Le temps avait mis son emprise sur la cité :
Les Elfes depuis longtemps étaient partis,
La végétation avait envahi toute la cité décatie.

Autour d'eux, ils pouvaient voir les nouveaux habitants :
Les coucous sur les charpentes, les geais, les rossignols, les chouettes
Qui observaient les étranges visiteurs tout en s'émerveillant
De Vertefeuille, l'arbre géant aux belles gambettes.

Les hérissons pointaient leurs museaux en renflant l'air,
Des écureuils curieux sautaient sur les branches
Chatouillant Vertfeuille en escaladant sa bruyère,
William leur jeta quelques noix en avalanche.

Callys:
-" Harry, vous êtes mon seul espoir,
Tom vous dit magicien,
Servez vous de vos pouvoirs,
De vous ,j'ai besoin."

Tolkien:
-" Le cœur est une puissante magie,
Aidez Callys, nous sommes en Faérie !"

Houdini:
-" Je vais essayer mais je suis débutant,
Tenez vous les mains, faites un cercle en priant."

Houdini au milieu du cercle et des ruines commença à parler,
Il demanda aux Elfes d'écouter ses prières.
-" A vous les Elfes de Fondcombe
Ignorez les silences des tombes
Ayez pitié des miséricordieux,
Aidez Callys, soyez généreux."

Tom Bombadill ne s'était pas trompé
Houdine avait un grand pouvoir,
Sur la place vint une grande clarté,
Une longue silhouette apparut à l'ombre du soir.

-" Je suis Galadriel, je t'attendais mon enfant
Nous savons que nous t'avions perdu,
Qu'un jour à Fondcombe tu reviendrais,
Salut à tes amis, Tom est si clairvoyant.

Je ne suis pas un esprit, je te parle à distance,
Nous t'avons fait un cadeau prés de la rivière,
Va le chercher, utilise le avec confiance,
Il remontera le chemin pour revoir ta mère."

Puis la longue silhouette vêtue de blanc aux cheveux d'or
Sourit à l'assemblé, tous émerveillés devant Galadriel.
Dans un dernier salut, elle quitta Fondcombe suivant l'aurore
Chevauchant à tire d'ailes un arc en ciel.

William:
-" Allons à la rivière, je veux connaître ce cadeau
Allons Callys, rapido !"

Galadriel ne leur avait pas menti,
Un grand vaisseau blanc les attendait,
Ses voiles étaient montées, le vent les battait,
Callys en était ébahie.

Vertefeuille:
-" Partes, voguez sur les océans,
Mon cœur est triste de vous voir partir :
Voyez je tremble des branches,
Quelques une de mes feuilles vont tomber
Que votre cœur garde le sourire
Jamais plus je ne vous oublierai."

Nous fîmes nos adieux à Vertefeuille
Mais mêlé à la joie du départ
Un zeste de tristesse en écueil
Comme les mouchoirs sur les quais de gare.


à suivre....

S

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