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Eros Complice

Eros Complice
Nouvel écrivain

Classé dans Autre
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Date de création :
le 12 janvier 2015, à 17:19

Dernière validation :
le 13 janvier 2015, à 23:27

Emprise

Elle est à moi, elle m’appartient, corps et âme. Depuis le premier jour, je l’ai observée, tel un félin guettant sa proie. Scrutant scrupuleusement ses faiblesses que mon côté sombre ne manquait pas de mettre en lumière, jusque l’harceler sans vergogne. Guidant progressivement la chasseuse qui est en elle, en proie d’une passion dévorante, à tomber dans mes filets soigneusement tissés pour faire d’elle la prisonnière de mes liens, complices de mes vices…Lassèrent sa chair de mon empreinte indélébile, écrivant de nos sangs cette belle histoire passionnelle qui restera ancrée dans nos cœurs tranchés, atrocement mutilés…Elle m’a cherché, trouvant en moi cette autre partie qui manquait à sa vie, trop terne. Mettant en lumière mes nombreuses facettes étincelantes qui ont reflétées mon côté sombre. Je fus aussi bien prince de son cœur le jour, que Maître de son corps la nuit, j’ai su éclairer ses lascives pensées, la conduisant dans un monde clair-obscur qui a éclipsé son univers sans arc-en-ciel…J’ai su percer son esprit avec la finesse de ma plume, aussi soyeuse que son corps parfumé de désir. Caressant l’espoir d’être touchée profondément, j’ai pénétré son cœur en jouant avec des verbes qui divertissaient ses pensées que je souhaitais salaces à tout jamais…Essayant de se libérer de mes chaines invisibles, incrustées dans sa chair marquée par mon emprise, elle n’ait parvenue qu’à amplifier les traces de mon pernicieux passage, faisant d’elle ma propriété, privée de s’en échapper…Comme lors de nos émois, lorsqu’elle fut écartelée, pieds et poings liés, entre sa raison qui résonne de fausses notes, et sa véritable passion déraisonnable qui lui implore la partition de cette symphonie qui fut la nôtre…Ses silences d’aujourd’hui évoquent avec mépris, ses mots d’hier. Ceux qui émanaient du cœur, jadis accrocheurs, dont elle tente désormais de se détacher avec vigueur, s’éloignent de ses maux de cœur…Se battant perpétuellement contre elle-même, espérant que je vienne la sauver des coups qu’elle s’inflige, comme pour se punir du délit de ses sens qui la rende coupable de me désirer…Lorsque ses mains frôleront son corps, ses pensées effleureront ce désir pénétrant de retrouver mes doigts, glissant dans son antre au plus profond de son être, fouettant cette envie méconnaissable de jouissance cisaillée, que je maîtrisais avec un doigté dont j’ai le secret…Comme de ce jeu, pervers, dont je suis le Maître, disposant de son corps, manié avec dextérité, domptant ses pensées sans scrupule, faisant d’elle l’esclave de ses propres désirs inavoués…Confessant ses mots en proie de doute. Usant de sa fine plume pour exprimer avec légèreté ses maux criants de silence, lourds de sens, que ses lèvres n’osent prononcer. Craintive que ses hurlements tremblants et inaudibles à l’oreille soient entendus par le seul cœur capable de le reconnaître, parmi des milliers de sérénades qui implorent l’amour sur de fausses notes…Le souvenir de mes atroces caresses, fissurant son corps fragile de cristal, finira par briser ce verre, écorchant nos chairs mutilées par cette histoire passionnelle que l’on ne vit qu’une fois, naissante d’une idylle impossible, perdurant d’un amour sous emprise….Se prosternant devant moi, implorant mon amour de la plus belle des manières. M’honorant de sa grâce, telle une ondine qui inspire les plus belles lignes mes ouvrages hédonistes qui nous incombe de continuer, changeant cette fin merveilleusement tragique.

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