• Favoris

    1
  • Vues

    696
julierenaard

julierenaard
Nouvel écrivain

Classé dans Autre
Voir plus de textes de julierenaard

Date de création :
le 7 décembre 2014, à 00:59

Dernière validation :
le 8 décembre 2014, à 19:20

Un amour de jeunesse

Nous nous sommes croisés au détour d'une rue, un soir de fête, nous nous sommes arrêtés autour d'un verre et nous sommes alors racontés toutes ces années où nous nous étions perdus de vue. Nous avions tellement changé, mais au fond nous étions les mêmes ; nous avions juste grandi. Nous nous étions quittés enfants, et nous nous retrouvions adultes. Et malgré tout ce temps, notre complicité était restée la même. Nous avions tout de suite retrouvé ces petits sourires et ces petits regards qui nous avaient liés une dizaine d'années plus tôt. Tu avais toujours le même visage, le même humour et le même charme. C'était comme si nous ne nous étions jamais quittés. Je voyais toujours dans tes yeux cette petite étincelle, et au détour d'un rire, ta main effleurait la mienne. Ce faisant toute la soirée, la fatigue commençait à se faire sentir, et alors que la ville s'éteignait petit à petit, tu m'as ramenée chez moi ; mais ni toi ni moi ne voulais laisser l'autre partir. Alors nous nous sommes échangés nos numéros de téléphone en se promettant de se revoir très vite. Tu m'as serrée dans tes bras, puis tu es parti. La nuit a été courte pour moi, peu de sommeil mais tellement de beaux rêves m'ont submergée.. Au réveil, un SMS de ta part m'attendait, alors mon cœur s'est emballé.

Nous avons discuté toute la journée par téléphone, ainsi que la journée suivante puis celle d'après. Nous nous sommes revus, et pour moi ça a été le coup de foudre. Nous sommes retournés au bar où nous étions allés le premier jour, et petit à petit nous avons pris nos habitudes ensemble. On allait de bar en bar, on traversait la ville en riant comme des enfants. Il faisait noir, la soirée était déjà bien avancée, la ville était calme, nous étions seuls. Tu t'es alors penché vers moi et m'a embrassée. Je ne savais pas si c'était raisonnable, toi non plus, nous sommes restés là sans bouger, se demandant si nous n'avions pas fait une erreur ; puis nous sommes repartis en riant, essayant d'oublier ce qu'il s'était passé. Au prochain bar, nous nous sommes arrêtés, tu nous commandé deux Mystic, puis tu t'es assis en face de moi, tu as posé tes mains sur mes jambes et tu m'as fixé avec ce petit sourire que j'aimais tant. Tu m'intimidais beaucoup, mais qu'est ce que j'étais bien à ce moment là ! Alors je me suis mise à rire, et tu m'as embrassé. Cette fois, c'était vraiment volontaire, et c'était réciproque. Quelque chose nous attirait l'un vers l'autre, et nous ne pouvions lutter. C'était devenu notre petit rituel de se retrouver là chaque soir, rien que tous les deux. Dans ton regard, je me sentais presque parfaite, tu m'avais redonné confiance en moi. Et ce, tous les jours pendant trois semaines, c'est peu c'est vrai mais bien plus qu'il n'en faut pour s'attacher à quelqu'un et en tomber amoureux.

À l'issu de ces trois semaines, je n'ai plus eu de nouvelles de toi, tu as disparu sans un mot, sans une explication.. J'ai croisé un de tes amis, il a ri en voyant dans quel état j'étais quand je parlais de toi. Oui, lui savait, je n'étais qu'une parmi d'autres pour toi. Qui aurait pu l'imaginer ? Tu avais l'air vraiment sincère et je pense que n'importe qui aurait pu se laisser prendre au jeu comme moi. Aujourd'hui, quelques mois après, il m'arrive encore de rêver de toi la nuit, d'une rencontre où je pourrais enfin m'exprimer, te montrer à quel point tu m'as blessée et à quel point je me sens trahie. En faite, j'en rêve toutes les nuits, je te vois marcher là devant moi, me sourire, et je me vois fondre en larmes en hurlant. Je me doute que je ne suis pas la seule à qui tu as fait ça, et pendant que toi tu continues à t'amuser et à te jouer des filles, d'autres ont le cœur brisé par tes actes et tes paroles. J'essaye sincèrement d'oublier cette peine mais je ne peux m'empêcher de regarder partout autour de moi quand je traverse la ville, dans l'espoir de te croiser, et que mon rêve devienne enfin réalité.

Commentaires

Aucun commentaire.


X
Connexion

Nom d'utilisateur :

Mot de passe :

J'ai perdu mon mot de passe
Inscription à Factus Scribo