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julierenaard

julierenaard
Nouvel écrivain

Classé dans Autre
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Date de création :
le 1 décembre 2014, à 22:19

Dernière validation :
le 4 décembre 2014, à 07:16

C'était il y a un an..

Le 1er décembre 2014, à Lambersart

Te souviens-tu ? C'était il y a un an jour pour jour, il y un an que tu as franchi cette porte et que nous nous sommes retrouvés face à face.. Tu m'as regardé d'une telle manière, et pour la première fois depuis notre rencontre, je n'ai pas su lire en toi. Tu es allé saluer ma mère et ma petite sœur comme avant, comme si rien ne s'était passé, et puis nous sommes montés dans ma chambre. Il m'a été impossible de cesser de pleurer, j'avais tellement envie et tellement besoin de me blottir contre toi, mais je n'ai pas pu te toucher. Par honte, par regret, par amour peut-être.. Alors nous nous sommes regardés, mes larmes noyant mon visage, et tes mains ne sachant que faire, et cela pendant de longues minutes. Posés là sur mon lit, nous avions l'air d'inconnus. Puis un mot m'a échappé. « Désolé.. ». Tu m'as regardé et m'a serré contre toi. À cet instant, j'aurais voulu que le temps s'arrête. J'attendais ce moment depuis des mois, et j'espérais que toi aussi. J'ai vu tes yeux briller et je me suis rendue compte que j'avais fait une erreur. Alors je t'ai avoué que tu m'avais manqué, et tu as séché mes larmes. Nous avons discuté pendant deux longues heures, assis là côte à côte, comme des années auparavant. Et puis nous avons abordé le sujet qui m'importait tant. Je savais qu'après ce qu'il s'était passé, ça n'allait pas être facile pour toi. À vrai dire, j'étais loin de m'imaginer que tu pourrais me pardonner. Mais ce jour-là, tu as fait naître en moi un nouvel espoir. Trois semaines, c'est le temps que tu as fixé pour nous laisser le temps de se retrouver, de relier une complicité et de retomber amoureux, comme la première fois. Mais ça n'a pas marché.. ça n'a pas marché puisque nous étions déjà tous les deux fous l'un de l'autre. Nous ne nous sommes pas résisté plus de deux heures, et le premier baiser que nous nous sommes échangés ce jour là avait meilleur goût que tous les précédents. J'ai alors ressenti ce que je n'avais pas ressenti depuis longtemps, « des papillons dans le ventre » comme disent certains, mais pour moi, c'était juste de l'amour. Le vrai, le seul, le grand amour. Celui qui n'arrive qu'une fois dans une vie. À 17 ans on ne connaît rien de la vie, c'est vrai, mais moi je sais, je le sens et j'en suis sûre. C'est toi, et ce le sera toujours.
Cette journée que nous avons passée ensemble a été l'une des plus belles, au point que j'en ai eu les larmes aux yeux quand tes parents sont venus te rechercher. Et depuis ce jour, tu as fait de moi un être comblé, plus encore que nos trois années passées ensemble auparavant, puisque je savais maintenant ce que c'était que de te perdre, et je ne voulais plus jamais ressentir ce sentiment. Nous étions devenus plus qu'un couple, nous avions retrouvé cette si belle amitié qui nous avait lié l'un à l'autre trois ans plus tôt. Nous étions inséparables, nos parents ne nous avaient jamais vu aussi heureux, et je crois qu'ils avaient raison. J'avais l'impression d'être l'héroïne d'une conte de fée. Tout était parfait.
Seulement, c'est bien connu, toutes les bonnes choses ont une fin, et aussi incroyable que cela puisse paraître, notre histoire n'a pas échappé à la règle. Juste deux mois plus tard. Et ce dénouement, je ne l'ai pas vu arriver. Je voyais bien que tu te lassais de moi, que tu enviais tes amis qui s'amusaient pendant que tu te coltinais ma présence. Mais jamais je n'aurais imaginé que tu puisses mettre fin à notre histoire après tout ce que nous nous étions dits, presque sur un coup de tête, un 12 février glacial, par SMS.. ça ne te ressemblais pas du tout, toi tu es quelqu'un d'honnête, de franc, de réfléchi, je n'ai pas compris ta réaction.. Mais je n'ai rien dit, j'ai accepté puisque je ne voulais que ton bonheur, et c'est la pire décision que j'ai prise de ma vie. Cette fois c'était à mon tour de te retenir, mais je ne l'ai pas fait, et cette fois c'était à mon tour de souffrir..

Tu sais, je ne te mentais pas quand je disais que notre amour durerait toujours. Tu as beau être loin de moi, dans les bras d'une autre, pour moi tu es toujours là, dans ma mémoire et dans mon cœur, et jamais cette flamme que j'ai au cœur et qui t'est destinée ne s'éteindra.

Aujourd'hui, je regrette tellement ma décision. Cette présence que tu m'apportais au quotidien, cette oreille pour m'écouter et cette épaule pour me consoler, ce soutien que tu me donnais quand ma vie ne faisais que chanceler.. Tu as toujours été présent pour moi, et de passer du tout au rien n'a pas été évident. Et aujourd'hui, un an plus tard, je n'ai toujours pas fait le deuil de notre histoire, et je n'ai toujours pas su passer outre
ton absence.

Commentaires
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la plume de l'ange, le 4 décembre 2014, à 15:24 :

Ton texte m'a toucher au plus profond, vraiment, ayant vécu quelque chose de similaire je ne peux pas rester insensible devant tes mots et ta douleur.
Très beau texte, je te félicite. :)


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