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coburit

coburit
Écrivain confirmé

Classé dans Poésie
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Date de création :
le 28 août 2014, à 14:03

Dernière validation :
le 29 août 2014, à 16:44

les poétesses

I - Sappho

Ses doigts avec dextérité pince les cordes de sa lyre,
Sa chevelure brune dévalant sur ses épaules nues,
Sappho de Lesbos dans l'art de la poésie cherche à instruire
Sous la bienveillance d'Eros et d'Aphrodite de jeunes ingénues.

Son chant amoureux, caressant , apaise les jeunes filles.
Autant réputé si ce n'est plus que celui du grand Orphée.
Reposant son instrument, Sappho de baisers lance ses banderilles,
Les jeunes filles ouvrent leurs calices , leurs robes enlevées.

Se nouant comme un serpent aux corps des jeunes filles,
Ses cheveux ondulant comme seul vêtement,
Vibrante au vent de la passion comme des brindilles
Dans l'art d'Eros, leurs soupirs dévoilent leurs égarements.

Son époux, spectateur curieux n'est point jaloux.
Comment devant des jeunes filles entrer en courroux.
La douce mélopée des soupirs lui apporte le sourire
Que sa Sappho continue ainsi de bien les instruire.


II- Marie de France

Loin de sa belle province, dans son château d'Albion
Marie de France se souvient de sa belle Bretagne.
La plume d'oie entre ses doigts, elle écrit les anciens contes
Qui ont bercés sa jeunesse dans la verte campagne.

Son inspiration s'éveille dans la forêt de Brocéliande,
Invitant fées, farfadets, enchanteurs dans ses lais.
La belle demoiselle nous raconte mille aventures galantes
Prônant l'Amour Courtois avec de preux chevaliers.


Invitant le chèvrefeuille, la douceur des fleurs
Aux aventures galantes des épouses esseulées.
Prisonnières des donjons, elles retrouvent le bonheur
A l'arrivée de l'oiseau-fée devenant chevalier.

De Tristan et Yseut , elle raconte leur amour,
Des Chevaliers d'Arthur elle se fait troubadour.
Ses lais ouvrent les portes d'un monde secret,
Connu des amants , protégé par le pouvoir des fées.


III- Louise Labé

Le jeune François dans la campagne Lyonnaise
Aperçoit au petit jour une ombre passagère
Prés d'un paysan il engage la conversation.

-" Mon ami , qui est cette cavalière montant ce bel alezan ?"
-" Monsieur , on la nomme la belle cordière, Louise Labé va ainsi tous les matins."
-" Aidez moi, il faut que je la revois. De son adresse , j'ai besoin maintenant."
-" Place Bellecour après sa promenade , elle se repose dans son jardin."
-" Merci l'ami. Louise Labé, la divine poétesse,
Je sens déjà mon cœur devenir braise."

Ainsi François bat la campagne jusqu'à Lyon,
Le jeune étudiant s'inventant une douce liaison.
Dans le jardin, sur un banc en pierre, il aperçoit la belle cordière
Prenant son courage à deux mains il s'installe prés de la cavalière.

-" Je me nomme François et j'aime vos poèmes.
A Paris on ne lit que vos poésies
Louise Labé , votre nom partout se sème
Même Ronsard vous lit."

-" Monsieur , je vous ai aperçu lors de ma promenade
Et je vous retrouve bien vite dans mon jardin.
Il me semble que vous aviez bien hâte
De me retrouver petit gredin."

-" Ne vous fâchez pas, je ne suis d'un étudiant.
Votre beauté égale vos écrits, si charmante
Vous étiez sur votre alezan, une amazone je vous le dis.
Voyez comme je tremble, de vous je suis épris."

-" Il faut que vous m'aidiez pour mon poème
Peut être si vous y mettez du cœur
Je pourrai vous dire je t'aime.
Voilà un contrat honnête, faisons fi de toute pudeur."

-" Commencez Louise , je vous aiderai pour la suite
Prés de vous mon âme se sent altruiste."

-" Voilà les premiers vers , écoutez bien :
Baise moi encore, rebaise moi et baise "

-" Que vous commencez bien,
A mon tour , attendez une idée me vient :
Donnes m'en un de tes plus savoureux."

François en profite pour embrasser les lèvres de la Belle Cordière.

-" Vous m'avez surpris mon jeune ami,
Votre hardiesse a fait fi de votre timidité
Mais vous avez lis mon esprit en appétit
Voilà que la suite va se dévoiler :
Donnes m'en un de tes plus amoureux "

François recommence à baiser les lèvres de la poétesse.

-" Vous êtes un bon petit toujours prêt à l'ouvrage
Ah il faut bien que jeunesse se passe.
Je t'en rendrai quatre ou cinq de braise."

-" Oh Louise je suis pris au piège je vous aime."

-" Laissez moi vous embrassez, gardez le en souvenir
Je n'ai malheureusement pour vous point d'attraction.
Oubliez ce soir l'amour qui se nomme passion
De vous je ne suis point éprise,
Ne soyez pas chagriné, il en est ainsi.
Ecrivez moi, je lirai vos poèmes
Quant à vous attendez deux semaines
Dans un libraire, vous lirez notre poème."


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