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coburit

coburit
Écrivain confirmé

Classé dans Poésie
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Date de création :
le 15 juin 2014, à 14:03

Dernière validation :
le 15 juin 2014, à 15:41

Sahara

SAHARA

I

Une procession de Méhari sur une dune
Caravane mouvante dans le Sahara
Baignée par la clarté de la Lune
Traçant sa route sans embarras.

Ce sont les hommes bleus, peuple libre du désert
Portant chèches, vêtus de leurs takakats,
Montés sur leurs hautains dromadaires
Sous les yeux divins d'Hécate.

Guidé par la caravane un étranger mêlé,
Derrière son chèche son regard mystique,
Un homme blanc d'une trentaine d'années
Arthur Rimbaud partant pour un voyage initiatique.

Dans ses rêves d'Abyssinie, un ordre impérieux :
Une femme l'invoquant dans ses songes
Comme à ses dix sept ans la confiance d'un Dieu
Offrant poésie et adieu aux mensonges.

Prés des Touaregs, le chemin l'a conduit
Il va suivant la caravane
Ses rêves comme saufconduit
Admirant le désert qui se pavane.


II - Djinns

Petit à petit, les regs remplaçaient les dunes.
Pendant une décade, la caravane avait suivi son chemin,
Les Touaregs confiant dans leurs bonnes fortunes
Arthur attendant serein le lendemain.

Puis un soir, lors d'un bivouac, une étrange agitation :
Aux quatre points cardinaux des feux enflammés,
Les Touaregs chantonnant d'obscures chansons
Notre voyageur attentif aux paroles proclamées.

Prés d'un ses guides , il s'installe
Le Touareg le regarde d'un air royal:

-" Vois tu voyageur, demain nous arrivons
Au but de ton voyage : la cité perdue .
Ce soir, nous prenons quelques précautions
Ses gardiens sont autour de nous, assidus
Ce sont ceux crées par le feu sans fumée
On les nomment les Djinns.
Crées avant les hommes par l'ardente flammée
Bien avant les contes des Araméens.
Ils sont mâles et femelles
Prés de nos cités, vivant de déchets
Mais dans ce pays irréel
Il retrouvent forces et foyers.
Combien de voyageurs captifs de leurs paroles
Perdus à jamais dans les sables du désert
Condamnés , emprisonnés dans des bouteilles comme les lucioles
Puis tombant morts, victimes de ces effrayants émissaires.
Regarde dans le sable tous ces animaux
Scorpions, serpent, fennecs
Les Djinns sont un étrange fléaux
Rois de la métamorphose toujours sans échec.
Vois les yeux rouges du renard
Comme le feu ardent créateur
Vois disparaître ce froussard
En une suie épaisse pleine de moiteur.
Invisible sur la Terre
Toujours prêt à nous jeter la pierre.
N'aie pas de crainte voyageur
Ton sommeil sera sans visite
De la Reine tu as le plébiscite
Demain, nous partirons de bonne heure."


à suivre...

Commentaires
1215

Abu-Issa, le 18 juin 2014, à 11:22 :

Très touchant


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