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coburit

coburit
Écrivain confirmé

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 4 juin 2014, à 08:57

Dernière validation :
le 7 juin 2014, à 16:35

Une Terre nouvelle

Paris est silencieux, plus de vacarme. Les voitures sont échouées dans les rues, leurs moteurs sont morts. Les conducteurs sont inertes, sans vie. Sur les trottoirs, les passants sont couchés sur le sol. Leurs peaux sont devenues grises comme un vieux cuir. Plus un souffle de vie, la Mort a frappée la ville. Dans les immeubles, le même décor, les mêmes corps inertes sans vie surpris dans l'intimité de la vie. Des couples unis dans l'amour figés pour l'éternité, des mères de famille gisant dans la cuisine, des enfants partant pour l'école écroulés sur le sol.
Les chiens et les chats sont vivants mais enfermés dans les appartements ils deviennent sauvages. La faim les tenaille, leurs crocs mordent les corps chéris de leurs maitres puis subitement ils dévorent les chairs. Dans deux semaines, ils seront morts de faim enfermés dans leurs maisons. Dans les zoo, les fauves s'entredévorent, le survivant est condamné. Les éléphants détruisent leurs enclos, tous les animaux s'enfuient. Les rats et les souris sortent des égouts, en une semaine les hommes sont dévorés. Il ne reste plus que des os blanchâtres dans les rues. Les cafards envahissent les logements et participent au festin. La ville devient un cimetière où les hommes petit à petit disparaissent.
Toutes les villes de la Terre ont connu le même sort, sur tous les continents la mort a frappé. Seul quelques survivants dans les campagnes ont échappé au massacre. Ils se souviennent de la journée maudite. Une lueur rouge épaisse comme un brouillard était tombée sur les villes, s'insinuant dans les murs, les voitures. A son contact, les hommes tombaient : morts.
Chose étrange, toutes les autres créatures étaient épargnées, seul les hommes étaient condamnés.
+ + + + + + + + + + +
Deux semaines après l'effroyable événement, des vaisseaux arrivent sur la Terre. Ils sont des centaines, longs comme des arches mais ils flottent dans le ciel comme des nuages. Ils
s'immobilisent au dessus des villes. Une trappe s'ouvre sur un flanc, une navette d'une quinzaine de mètres en sort et descend vers Paris comme dans toutes les autres villes de la Terre.
Tous les animaux regardent le vaisseau qui arrive vers eux, tous insectes, mammifères et oiseaux le regardent, curieux. L'engin se pose, une porte apparaît et les extra-terrestres descendent du vaisseau. Ils portent des combinaisons étincelantes, certains marchent à quatre pattes, d'autres sur deux jambes. Ils regardent les animaux puis retirent leurs casques.
Le commandant se nomme AZEAQ , son visage est celui d'un lion, rouge et or. Ses lieutenants, RTU et JUOu sont des insectes, un cafard au regard amical et une fourmi au sourire désarmant. Les cinq autres sont des têtes de chouettes, face de singes et un éléphant silencieux.
AZEAQ : -" Frères de cette planète , nous vous avons délivré de l'horrible dictature de ces créatures bipèdes, le brouillard les a exterminé. Vous voilà libres, enfin libérés du cauchemar."
Les animaux ennuyés par ce discours font demi-tour, ignorant les visiteurs.
RTU :-" vous croyez que ce sont les constructeurs de ces villes ?"
AZEAQ-" En tout cas, ils sont libres. Quittons ce monde, il me fout l'humain..."

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