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coburit

coburit
Écrivain confirmé

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Date de création :
le 2 juin 2014, à 12:13

Dernière validation :
le 1 juillet 2014, à 12:37

Jean - légendes fantastique - jeux numéro 2

Jean est cartographe , il photographie les plus beaux sites de France puis envoie les photos sur un site dédié. Cette semaine, il est en Ardèche, appareil en bandoulière, portant son sac à dos. Le soleil est haut dans le ciel quand il arrive dans un hameau perdu. Sur la carte routière il n'est même pas indiqué : quatre maisons autour d'un arbre, sans doute un chêne.
Sur un banc, deux vieux fument leurs cigarettes, Jean s'approche d'eux puis engage la conversation :
-" Bonjour, vous connaissez un coin sympa pour prendre des photos ? "
Les deux vieux le regardent puis l'un deux lui répond :
-" Y a bien le château de la forêt, mais attendez demain matin. La nuit il est hanté "
-" La forêt derrière vos maisons, je vais aller voir. Je porte ma tente avec moi, alors les
fantômes j'en rigole...".
-" Jeune blanc bec, le Veneur va venir te chasser la nuit, sortant de son donjon !"
-" Salut les vieux, les meilleures plaisanteries sont les plus courtes. Faites un sourire je vous prend le portrait."
Jean part vers la forêt laissant les deux vieux. Il ne faut qu'une heure de marche pour atteindre le château, celui ci est blotti aux creux des arbres mais il n'en reste pas grand chose. Des murs en ruines, sans doute ceux d'écuries. le Donjon ne mesure plus que deux mètres. Jean décide de s'installer pout la nuit, il monte sa tente et s'endort.
Dans la nuit, une étrange musique le réveille. Une musique d'un autre siècle identique à celle des ménestrels puis prés de sa tente il entend des grognements, des jappements. Des chiens tournent autour de la tente. Plus loin, il entend des chevaux hennirent, les écuries ont repris vie. Effrayé il sort de la tente, il voit les molosses autour de lui. Des chiens noirs comme l'Enfer aux yeux rouges comme des feux de Saint Jean. Les chiens montrent les dents et s'approchent.
-" ASSEZ" un géant arrive, deux mètres de haut, habillé de cuir, bottes à mi cuisse. Son visage est effrayant, cheveux longs et sombres, barbe fourni et des yeux rouges assoiffés de sang.
-" Alors vous venez sur les terres du Veneur sans être invité, mais je vais vous chasser. Mes chiens dévoreront vos entrailles puis j'irai chercher ma proie, cette jument qui me nargue depuis cinq cent ans. Partez devant, on vous laisse deux minutes."
Jean se lève puis se met à courir, à fond. Il entend les chiens qui s'approchent, il sent leurs plaisirs de la chasse. Mais il chute sur une racine, tombe par terre . Les chiens s'amusent, ils tournent autour de lui, montrent leurs dents. Le Veneur arrive maintenant, il rit.
Puis du fond de la forêt, il voit une lueur blanche, les chiens ne s'amusent plus, ils gémissent et s'enfuient vers le château. Le veneur sort un couteau, et hurle. Une licorne apparaît, elle baisse la tête et se précipite. Le Veneur est encorné, il explose en une mare de sang qui éclabousse de la tête au pied Jean. La licorne s'approche, lentement elle baisse la tête et lape le sang sur son visage. La langue est douce comme celle d'un femme. Puis la licorne s'en va.
On retrouva Jean errant dans les bois, il était devenu fou ses vêtements rougies par le sang impur. ON l'enferma dans un asile, ses parents viennent le voir deux fois par an. Toutes les nuits, il tremble comme un enfant et murmure : -" Ma licorne ".

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