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Stansfield

Stansfield
Habitué des lettres

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 28 mars 2014, à 13:50

Dernière validation :
le 29 mars 2014, à 07:25

L'Homme au miroir

Treize heures. Je me préparais pour aller au match de baseball de mon fils. Lui, était déjà prêt. J’avais mis un T-Shirt blanc, et un jeans, tout simplement. J’appelai mon fils, et on se mit en voiture. J’étais très fier de lui ! Il avait dix ans, et fan depuis plus de cinq de baseball. Il avait voulu commencé à six ans, bien entendu, je ne m’y étais pas opposé et l’avais inscrit immédiatement. Il avait été vraiment très heureux. Mon fils était frappeur, tout comme son joueur favori. On était de New York, donc, bien évidemment, nous suivions tous les matchs des Yankees, dont nous étions de très grands fans tous deux ! Le joueur favori de mon fils était Derek Jeter, numéro 2, frappeur, était dans les Yankees depuis 1995, et n’avait jamais bougé de cette équipe. Mon joueur favori était, quant à moi, Alex Rodriguez, frappeur lui aussi. En chemin, nous discutions des stratégies de l’équipe de mon fils, comment ils allaient joués, qui allaient où. Mon fils était favori de la saison, et était bien parti pour lancer une bonne carrière. Il avait déjà prévu de faire une grande école de sport, recevoir sa bourse, etc. Il n’avait que dix ans, et de grand rêve. Et je l’encourageai ! Moi, je n’étais qu’un simple cadre dans une grosse entreprise américaine. Ce n’était pas un métier passionnant, mais ça ramenait de l’argent tous les mois, et je ne voulais pas que mon fils finisse comme moi. Je n’étais pas le plus heureux, mais j’arrivais à tenir grâce à lui. Sa mère était partie un matin, sans prévenir, et sans laisser de trace. Elle avait juste laissée un mot sur la table disant juste : « Je suis désolée ». Depuis dix ans, nous n’avions plus aucunes nouvelles d’elle, et je faisais tout pour élever mon fils comme il faut, mais ce n’était vraiment pas simple. Nous arrivions au stade, tout heureux, j’étais en mode supporter, et je regardais mon fils s’éloigner vers les vestiaires avec le reste de son équipe.

Une vingtaine de minute plus tard, le match commença. Tout allait bien, nous étions en tête dès le début. Dix minutes plus tard, un homme au loin interpela mon attention. Mon fils venait de marqué un Home Run, mais j’avais complètement détaché du match. Cet homme m’intriguait fortement. Il portait un T-Shirt rouge, et je parti à sa rencontre.

Je m’approchais de lui, j’étais très énervé. Il n’eut pas eu le temps de dire un mot que je le frappai au visage. Il tomba par terre. Je me mis à genoux, et le frappa plus fort. Je ne pouvais plus m’arrêter de le battre. J’étais rempli de rage, j’avais la main en feu, mais je continuais, encore et encore, il y avait du sang partout, mais je continuais, jusqu’à ce que la police m’arrêta, de force. On ne reconnaissait plus l’homme à terre. Je l’avais tué, mais je souriais, ça m’avait plus. Il était complètement défiguré. Et je riais de plus belle.

Une fois au poste, dans la salle d’interrogatoire, l’inspecteur vint m’interroger. Il me dit :
« Monsieur, je dois dire que votre cas m’intrigue. Les témoins dans la rue nous on avoués des choses étranges ! Et vous, vous rigolez toujours ! Ça vous fais rire d’avoir tué cette homme ?! Vous avez pris du plaisir c’est ça ?!!!

- Oh, Monsieur l’agent, ne vous énervez pas, cela ne sert à rien voyons ! Cet homme m’a énervé, il m’a regardé de travers, il m’a rendu fou ! Fou de rage ! Complètement. Haha, mais quel plaisir, il ne méritait pas de vivre, nous ne pouvions pas vivre tous deux dans le même monde, je ne l’ai pas permis !

- Vous rendez-vous compte de vos paroles ?! Maintenant, je dois vous avez une chose très intrigante ! Nous avons relevés les empreintes de cet homme, et savez-vous ce qui m’a choqué ? Ce sont vos empreintes ! Oui, les vôtres ! Cet homme, c’était vous ! Mais, les témoins nous ont dit qu’un homme, cet homme, c’était rendu au match de son fils, et ils nous affirmés que c’était lui qui portait le T-Shirt blanc. Vous, vous en portez un rouge. Qui êtes-vous, bon sang ?

Commentaires
1173

Stansfield, le 3 avril 2014, à 17:18 :

Merci pour votre commentaire, je me suis fais une joie de le lire, toutes remarques ou critiques est la bienvenue ! Alors non, je ne me suis inspiré d'aucuns écrits (je ne connaissais même pas William Wilson, honte à moi). Non, ici, j'ai voulu marquer l'effet de surprise. Mais bon, comme tout écrivain amateur, je ne suis pas très doué. J'ai réfléchi longuement à comment changer de personnage, tout en essayant de ne pas donner d'indice sur la chute ! Je ne dis pas que cea est réussi, mais je n'ai jamais procédé ainsi dans aucuns autres de mes écrits. Alors certes, celui-ci n'est pas fabuleux, mais ce sont avec des remarques comme les vôtres que j'avance ! Et au prochain écrit de ma part, j'essaierai de suivre vos conseils ! Je ne cherche pas forcément la reconnaissance, j'écris juste pour m'évader. Penser à autre chose. Je partage tout mes écrits, bons ou mauvais, mais j'apprécie vos remarques, elles me feront avancer.

1172

Grace, le 3 avril 2014, à 17:01 :

Je ne connais pas le titre français de la nouvelle, mais disons que l'absence de miroir dans le texte alors qu'il est dans le titre me laisse imaginer que votre inspiration est "William Wilson" - pour le procédé du miroir dans la chute, et la confusion entre William Wilson le narrateur et l'homme du miroir, et ainsi je pense qu'il s'agit de votre inspiration.
Cependant, si dans la nouvelle de Poe, le narrateur demeure William Wilson et se trouve face à une sorte de doppelgänger (c'est le souvenir que j'en ai du moins, cela fait deux ans que je ne l'ai pas relu), que tout le monde pense être William Wilson, et qui est aussi William Wilson, et de ce fait à la fin le lecteur ne sait plus vraiment à qui il a à faire.
Ici, je dirais que votre principal problème serait de littéralement changer l'identité du narrateur en cours de route. Je comprends le désir de faire une chute surprenante, mais le problème est que l'on suit le narrateur frapper cet homme au t-shirt rouge, et ensuite cela change. Je me suis demandé si l'idée n'était pas justement d'avoir un changement de narrateur au milieu du texte, ce qui en soi est une excellente idée, mais il faut absolument dans ce cas faire sentir ce changement, et cela passe par le style même. Comme vous situez votre récit dans le cadre des Etats-Unis, je ne peux que vous conseiller de voir comment des auteurs américains comme par exemple Faulkner arrivent à écrire des romans à plusieurs narrateurs en donnant vraiment des identités distinctes à chacun d'entre eux (une voix particulière). Plus près de nous, je ne peux que vous conseiller George R.R. Martin (A Song of Ice and Fire), qui certes écrit à la troisième personne et non à la première, mais qui parvient bien (du moins en anglais, je me refuse à lire la traduction française) à changer légèrement sa manière d'écrire pour chaque personnage, de sorte que dès les premières lignes d'un nouveau chapitre, même sans avoir le titre qui donne le nom du personnage, on sait immédiatement de qui il va être question.
Ici votre problème c'est qu'on ne voit absolument pas qu'il y a un changement de narrateur, et cela même n'est qu'une hypothèse de ma part.


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