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PandaRayBurst

PandaRayBurst
Nouvel écrivain

Classé dans Scénario
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Date de création :
le 11 janvier 2014, à 13:16

Dernière validation :
le 15 janvier 2014, à 21:29

[Fiction] "Le Onzième Synthétique."

Bonjour à tous ! :-)

Je me présente, je suis PandaRayBurst, un simple lycéen de 17 ans qui écrit une petite histoire de science-fiction.
C'est parti d'une petite blague entre amis, mais ils m'ont demandé de continuer alors je me suis mis au défi d'écrire une fiction !
Je n'ai pas fait L ni prévu de faire de classe de lettre, mais je suis assez content de ce que ça donne alors j'ai décidé de le partager avec vous sur conseil d'un ami qui m'a parlé de ce site :-)

Enjoy !


Intro :

" Les manifestations sont chaque jour de plus en plus en plus importantes dans tous le pays.
De nombreuses arrestations on été effectuées par la police tandis que les groupes pro-éthiques ramènent de plus en plus de partisans, alors que le gouvernement ne s'est toujours pas exprimé sur le mystérieux projet militaire Darwin, révélé il y a maintenant 3 jours par notre collègue Pauline Billery aujourd'hui toujours enfermée ici à New-York, à Rikers Island, et qui pourrait avoir un impact majeur sur ce que certains appellent déjà "la Crise des Génétiques".
C'était Agathe Tolen pour IIC..."
"Et Agathe vous continuez de suivre directement les événements qui se déroulent en ce moment à New-York...Retournons maintenant dans le Pacifique où les États-Unis renforcent leur présence face à la menace grandissante de la Chine, un acte évidemment condamné par les autorités chinoises qui dénoncent..."

En 2016, le monde connaît une puissante hausse du coût des matières premières rare, bloquant le développement technologique des pays occidentaux et plongeant le monde dans une seconde guerre froide.
Dans le plus grand secret, l'OTAN a approuvé la création d'une unité spéciale, les synthétiques, des humains génétiquement modifiés, dans le but de trouver des solutions technologiques et de mener des opérations en territoire ennemi, grâce à leur interconnexion permanente, leurs sens améliorés, et leur physiologie surhumaine.
Nous sommes en 2027, mon nom est Mathew Orshar, et je suis un synthétique....


Chapitre 1 :

Pauline Billery habitait un appartement sur Manhattan, près de Washington square. Elle se préparait à aller profiter de son samedi en centre ville avec ses amis, comme ils avaient l'habitude de faire chaque Week-end.
Elle se servit un café et consulta son pad : 1 appel en absence avec un message du chef de la rédaction de l'ICC, Tom White. "Pauline, c'est Tom , j'ai un boulot pour toi ! Rappelle moi dès que possible !"
Pauline adorait son métier qui lui avait permis de connaître une certaine célébrité dans le milieu du journalisme. Elle travaillait avec Tom depuis le début de sa carrière à l'International Information Chanel, et elle savait que celui-ci ne la dérangerait pas durant son week-end pour rien.
Elle décida de le rappeler.
Au bout de 3 bips, on décrocha :
"Allô Pauline ?"
"Bonjour Tom, tu as essayé de me joindre ? "
"Oui ! C'est le bordel aujourd'hui à la rédac' tu as regardé les infos ?"
"Euh pas vraiment, pourquoi ?"
"Je te laisse le découvrir"
Pauline ouvrit l'application de l'IIC et projeta l'image sur son mur.
La banderole inférieur défilait en rouge le message "Édition Spéciale". La voix d'Agathe Tolen, journaliste fétiche de la chaîne résonna dans la pièce, l'écran affichait des images du siège de BrogleyGen et de laboratoires ultra-modernes.
"La célèbre entreprise de génétique BrogleyGen a annoncé ce matin la découverte d'un nouvel anti-rejet qui permet une modification directe du tissu ADN humain, donnant ainsi la possibilité de réparer et développer les nouveaux membres sans risque de conflit avec le corps humain. De plus, la société a annoncé que cette découverte pourrait permettre la popularisation des modifications humaines, a des coûts plus accessibles et plus réservées seulement aux personnes qui en nécessitaient..."
Pauline bu une gorgée de son café.
"Woaw, c'est comme si l'on assistait à une nouvelle étape de l'évolution humaine. Tu attends quoi de moi exactement ?"
"Clement Brogley, le PDG de BrogleyGen a annoncé qu'il fera un discours suivi d'une conférence de presse à 15h30 au siège de l'entreprise sur Manhattan. Tu es la seule qui a suffisamment d’expérience et qui est disponible pour t'en occuper. Cette information va encore créer de nombreux débats et le chef veut absolument que l'IIC dispose d'un maximum d'exclusivité pour garantir la notoriété de la chaîne. Tu comprends, il y a beaucoup d'argent en jeu. Prends ça comme une opportunité, il y a une belle prime qui t'attend."
La jeune femme réfléchit quelques instants.
"Ok j'irais ! Mais tu me dois un jour de congé !"
"Ouf, merci Pauline tu me sauves. Pour le jour de congé c'est pas avec qu'il faut voir haha ! Passe au bureau vers 14h histoire que l'on fasse un briefing."
"Ok, j'y serais, à tout à l'heure !"
"Ciao !"
L'appel se termina et Pauline s'étira sur son canapé.
" J'adore mon boulot..."

"Alors alors qu'est-ce que je peux avoir sur vous Mr Brogley ? Honey, tu peux me préparer un résumé sur ce qu'il se dit sur lui ?"
"Bien sûr Mme Billery, un instant s'il vous plaît..."
Honey était le nom de l'intelligence virtuelle qui gérait l'appartement. Celles-ci s'étaient considérablement répandues après 2020 grâce à leur intérêt économique majeure et avec l'ascension du développement durable. La plupart des foyers en étaient désormais équipés.
Pauline alla prendre sa douche, s'habilla d'une simple chemise blanche et d'un jean puis se rassit en travers sur son fauteuil, son pad en main.
"Alors Honey, je t'écoute !"
"Mr Clément Brogley est né en 1996 en France, fils de Guillaume Brogley, le fondateur de BrogleyGen qui fut la première entreprise à travailler sur la génétique de masse. Il a reprit l'entreprise à la mort de son père. Sa renommée est surtout dûe à son rôle décisif en 2022 lorsque l'Occident failli tomber dans une pénurie alimentaire..."
"Passe tout le reste, parle moi de tout les événements qui ont fait parler de lui. "
"Très bien Madame. En 2020, alors que les ressources alimentaires menaçaient de s'épuiser, Clement Brogley lance sur le marché des OGM alimentaires à bas prix, ce qui lui vaut de garantir l'indépendance alimentaire de l'Occident face à la Chine et la Russie, d'obtenir les récompenses des plus grands dirigeants de l'Ouest et propulse l'entreprise directement dans le top 100 des entreprises mondiales les plus puissantes. En 2022, l'entreprise rachète la société médicale Bionet et se lance dans le projet d'appliquer les modifications génétiques à l'homme pour soigner les handicaps majeurs sans recourir a des chirurgies risquées ou des prothèses trop chères, projet qui aboutira en 2025 avec une restructuration totale réussie de la jambe d'un jeune soldat."
Tout en tapotant sur son pad, Pauline qui détestait être statique, avait bougé de telle sorte qu'elle ressemblait à un chat cherchant une position confortable.
"Qu'est ce que l'on sait sur la découverte de cette nuit ?"
"Les modifications biologique de la manipulation ADN sont appelées "synthèses", celle-ci n'étaient appliquées chez l'homme qu'en cas d'extrême nécessité et moyennant finance. Ce n'était pas la modification de l'ADN qui coûtait cher en soit, mais le traitement permanent que devait prendre le patient pour éviter les rejets. Mais la firme BrogleyGen a conçu sans aucune annonce préalable le remède à ces rejets, qui pourrait supprimer le traitement et populariser les modifications génétiques.Le communiqué de presse à été transmis à 7 heures et 45 minutes ce matin, annonçant aussi que des précisions seront données lors de la conférence cette après-midi. Le monde entier aura les yeux rivés sur ce discours qui aura sans doute des conséquences importantes sur cette guerre froide."
"Merci beaucoup Honey"
"Toujours un plaisir madame."
Pauline avait fini son café. Elle oubliait parfois que le monde était à nouveau divisé et qu'un conflit mondial était à nouveau possible. Elle se leva et consulta l'heure sur sa montre. 13h, le temps d'avaler un sandwich et Pauline quitta son appartement.
Devant chez elle, elle respira l'air frais d'une mi-journée d'automne ensoleillée à New-York. Au Sud s'élevaient les immenses gratte-ciels. Les temps avaient changés, l'Homme continuait d'évoluer, et la peur de la destruction était revenue dans un calme incertain...

Pauline monta sur son scooter, un tout électrique gris qu'elle avait depuis le lycée, et parti pour le centre de l'Economic District. Elle longea Central Park sur la 5ème avenue, un parcours qu'elle empruntait quasiment chaque jours. Toute la ville était plongé dans ce léger vacarme qui signait chaque grande ville. Mais l'ambiance de Manhattan était toute particulière, avec ses taxis jaunes, ses projections publicitaires de partout, les drones de transports qui volaient en nuées et ces gens qui se baladaient en promenant l'anecdote de leur vie...Pauline adorait ça et ne quitterait la ville pour rien au monde.
La tour de l'IIC avait trouvée au milieu des autres. De construction récente, on pouvait depuis l'héliport au sommet voir l'Empire State Building, Liberty Tower, et dans un certain angle la Statue de la liberté. Un joyau d'architecture en verre de 300 mètres de haut, surmonté d'une énorme parabole satellite et de dizaines d'antennes. Pauline se se faufilait entre les voitures et arriva une demi-heure plus tard en bat du gigantesque immeuble .
Le hall d'entrée était décoré de manière sobre mais très moderne, mélangeant un gris clair et rouge, aux couleur de la chaîne. Des gens affluaient de partout dans une pagaille indescriptible. Les robots d'accueil étaient submergés et les écrans aux murs affichaient l'Edition spéciale en boucle. Elle montra sa carte de presse à l'un des vigiles à l'entrée et tenta tant bien que mal de se frayer un chemin dans la masse de personne et arriva finalement à atteindre l'ascenseur avant que celui ne soit pleins.
Elle se retrouva finalement collée contre un gros bonhomme en chemise et une grande femme blonde habillée d'un affreux tailleur violet et qui baignait dans un écœurant nuage de parfum.
3 min et une dizaine d'arrêts plus tard, l'ascenseur arriva finalement au 36ème étage.
Tom avait raison, la rédaction était sens dessus dessous : des gens se précipitaient de tous les côtés, des tas de feuilles traînaient étalées par terre, des pads sonnaient de tous les côtés, comme dans les images de Wall Street que l'on voyait parfois.
Elle traversa la grande salle avec son sac à dos telle un jeune soldat sortant de la tranchée au milieu d'une bataille.
Elle arriva finalement devant le bureau vitré de Tom qui était au téléphone. Elle toqua et Tom, prit dans son appel, lui fit signe d'entrer.
Pauline entra rapidement, refermant vite la porte. Enfin le calme...
Elle s'installa sur le siège devant le bureau.Un robot de service allait lui servir un café qu'elle refusa silencieusement d'un geste de la main.
"Oui ! Oui Mr Blank ! Très bien, ne vous inquiétez pas, j'envoi notre meilleur employé ! Oui, au revoir Mr le président..."
Il raccrocha et reposa son pad sur le bureau.
"Woaw, les journées sont plutôt chargées ces temps ci, mais aujourd'hui...pfieww"
Tom White était un homme dont Pauline estimait l'âge au alentour de 45 ans, mais qui paraissait plus jeune d'une dizaine d'année. D'un teint foncé et marqué par une légère barbe de deux ou trois jours, son visage était celui de ceux qui inspiraient directement une certaine confiance. Ses cheveux n'étaient pas soigneusement coiffés comme à son habitude, mais complètement désordonnés, sans doute symbole d'une journée particulièrement éprouvante. Sa cravate pendouillait sur une chemise rose dont les dessous de bras n'avait rien à envier à des éponges.
"Comme tu m'as demandé, dit Pauline, j'ai préparé deux trois trucs"
"Ok super, je te fais confiance. Tiens, voilà ta carte de presse."
Il transféra un fichier depuis son ordinateur sur le pad de Pauline.
"Harry t'attends déjà en bas, il prépare le matériel. N'oublie pas, on doit obtenir un maximum d'informations, n'hésite pas à y aller franchement sur les conséquences politiques. On compte sur toi ! "
"Très bien, je ne vous décevrais pas sergent !" Elle se leva en mimant un soldat au garde-à-vous, le sourire au lèvre.
"Et arrête de faire ça !"
"Excusez-moi, Mr White..." d'un air légèrement coquin.
Tom soupira d'un air exaspéré. "Notre meilleur reporter est encore une gamine" pensa t-il.
"Allez file, tu vas être en retard !"


Chapitre 2 :

Mathew Orshar montait seul dans l'ascenseur extérieur de la GenTower. Il devait être environ 20h. Central Park, illuminé dans la nuit, s'étendait de plus en plus devant lui. À droite, on apercevait Brooklyn derrière l'Hudson River et l'on pouvait presque apercevoir les lumières du Bronx au loin. Il adorait monter cet ascenseur et la sensation que procurait la ville vue de haut. La tour était sans doute la plus grande derrière Liberty Tower : elle était composée d'une grande tour centrale circulaire entourée à sa base de plusieurs tours plus petites et de tailles variable. Des morceaux de sa façade y affichaientdes hologrammes publicitaires et le logo de l'entreprise s'animait sur une vingtaine d'étages.
Quant à Mathew, c'était un homme qui n'avait pas une trentaine d'année. Il faisait facilement 1m90 et une carrure impressionnante se cachait derrière sa veste noire. Ses cheveux bruns et courts étaient coiffés en brosse et des yeux verts se cachaient derrière des lunettes noires totalement opaques. Sur l'une de ses joues se dessinait une fine cicactrice. L'ascenseur s'arrêta, et une voix féminine résonna dans la nacelle.
"Étage 92 : bureau de Mr. Brogley, bienvenue Mr Orshar."
La porte s'ouvrit, révélant un large couloir d'un blanc immaculé, éclairé par la grande vitre autour de l'ascenseur. Un long tapis rouge menait au bout du couloir, vers une porte vitrée gardée par deux hommes armés, en uniforme de la sécurité de BrogleyGen.
Mathew traversa ce couloir qu'il avait vu des dizaines de fois. Un petit drone encastré dans le mur au dessus de la porte se détacha et s'envola jusqu'à être à la hauteur de la tête du visiteur.
"Bonjour Mr Orshar, un instant s'il vous plaît"
Mathew s'arrêta et le drone fit un scanner de son visage.
"Très bien. Mr Brogley va vous recevoir", veuillez me suivre."
Ils continuèrent jusqu'à la porte qui s'ouvrit à leur approche. Les deux gardes n'avaient pas bougé.
Le bureau de Mr Brogley était très grand et recouvert de dizaines de bibliothèques en bois. Le sol était recouvert du même tapis que dans le couloir et le tout était éclairé par l'immense baie vitrée au fond devant lequel reposait un bureau massif, le même que celui du président des États-Unis disait-on. Le contraste avec la modernité de la tour était impressionnant.
La silhouette de Clément Brogley se dessinait à contre jour devant la fenêtre, un verre d'alcool en main.
"Mr Brogley, vous m'avez demandé ?" .
L'homme se retourna, souriant.
"C'est effectivement le cas Mathew, dit-il, je vous sers un verre ?"
"Non merci." répondit Mathew sérieux.
"Toujours aussi sérieux à ce que je vois, excellent"
Il posa son verre sur le bureau et s'assit dans son fauteuil. Mathew observait chacun des gestes du quadragénaire pour qui il travaillait depuis maintenant 5 ans.
"Mr Orshar, vous rappelez vous de la réaction du public quand nous avions créé les OGM à croissance rapide, en accord avec le gouvernement ?"
"Effectivement monsieur. Une grande pagaille au niveau politique."
"Un beau merdier oui. Les associations des humanitaires dans la rue, les partis opposants qui réclamaient la destruction de l'entreprise. Combien de tentatives d'assassinat avez vous déjoué contre moi ?"
"Une bonne dizaine monsieur, sans compter celles qui ont été déjoué par les services gouvernementaux et celles prévues par la Chine."
"Je vous dois la vie monsieur Orshar. Je n'aurais pu rêvé d'un meilleur agent de terrain."
"Officiellement monsieur, je ne suis que votre chef de la sécurité, et un garde du corps."
Clément Brogley eu un léger rire :
"Evidemment Orshar, évidemment...Mais venons en aux faits. Cette nuit, nous annoncerons au monde que nous venons de créer l'"Elixir" qui permettra à chacun de subir des synthèses en toute sécurité."
"Vous voulez parler de ce qui me permet de tenir debout aujourd'hui ?!"
"C'est ça. Ce qui vous permet de vous maintenir en vie, vous et les autres synthétiques."
Mathew baissa la tête, et marqua un temps de réflexion avant de reprendre, d'un ton plus haut.
"Je croyais ce projet secret défense ! Ça fait des années que ça existe dans le plus grand secret, et vous avez l'intention de le rendre publique !?"
"Effectivement, et même de le commercialiser dans peu de temps."
"Pourquoi faire une telle chose ?"
Brogley s'enfonça dans son siège.
"L'Homme qui agit trop est suspect, celui n'agit pas assez l'est d'autant plus...On ne peut pas ne pas avancer, c'est le but de toute entreprise. On ne pouvait pas ce reposer dans les lauriers d'il y a sept ans si l'on veut protéger nos contrats avec la Défense"
"Vous voulez parlez des travaux des 10 synthétiques qui travaillent dans les labos ?"
"Entre autres Mathew..."
"Entre autres !? Il y a des choses que je ne sais pas monsieur Brogley ?"
Clément Brogley se leva, fit lentement le tour du bureau et posa sa main sur l'épaule de Mathew.
"Orshar, vous êtes sans doute le meilleur élément de cet entreprise, je vous parlerais de ça plus tard. En attendant, je vous charge de me protéger, moi, ainsi que les intérêts de notre société. Allez dans les labos, j'ai demandé aux gars de là-bas de vous préparer deux-trois choses pour vous aider dans votre travail."
Mathew considéra ce qu'il venait d'entendre.
"Je peux difficilement protéger quelqu'un qui me cache des choses, j'attends de vous des réponses monsieur Brogley."
"Et vous les aurez, dit-il en retournant à son bureau. Aller ! Il faut que vous soyez en forme pour les déclarations publique de demain après-midi !"
Mathew Orshar se retourna et marcha vers la porte du bureau.
"Bonne soirée Mr Brogley."

Mathew redescendait dans l'ascenseur.
Il savait qu'il devait sa vie à Brogley et son hyper-synthèse, qui non seulement l'avait sauvé d'une mort certaine, mais qui l'avait transformé en un être en partie artificiel, un synthétique, un synthétique qui n'avait pas le même objectif que les autres.
10 synthétiques ont été créés dans le plus grand secret avec le Pentagone. De jeunes soldats dont les capacités intellectuelles ont été démultipliées, connectés entre eux en permanence par des implants, et qui travaillaient sans que personne ne doute de leur existence...
Mais dans quel but ?
Mathew n'avait pas toujours été ce qu'il était désormais. Il avait fait parti des Navy Seals avant de prendre sa retraite et d'intégrer le service de sécurité de BrogleyGen.
Jusqu'au jour ou il avait tout perdu, tout, sauf sa vie.
Clément Brogley avait considéré l'homme qui avait sauvé la sienne plus d'une fois.
Le onzième synthétique.
Une structure osseuse beaucoup plus résistance, une intelligence augmentée, des muscles à la puissance amplifiée, des réflexes plus rapides, des yeux capables d'analyser n'importe quelle situation à l'aide d'interfaces virtuelles...Mathew était devenu un véritable surhomme destiné à protéger l'entreprise.
Mais qu'est-ce que Brogley avait à lui cacher ?
"Étage 60 : Niveau 1 de recherche"
La porte de l'ascenseur s'ouvrit sur les labos de BrogleyGen. Ceux-ci devaient être l'un des endroits les plus avancés technologiquement au monde. Des robots et des drones de dernière génération s'y déplaçaient constamment, des scientifiques travaillaient sur des machines de formes improbables, l'odeur de propreté était constante.
A quelques pas de la porte, un homme et une femme habillés de blouses blanches discutaient autour d'un pad.
"Bon laisse, dit la fille je m'en occuperai cette nuit. Beau boulôt, tu peux rentrer chez toi, demain on a une grosse journée."
"D'accord, je finirais le rapport chez moi. Bonne soirée madame !"
"Bonne soirée Alan !"
L'homme parti dans un couloir le pad en main.
La femme consulta sa montre et et poussa un long soupir. Elle tourna la tête vers le visiteur. Instantanément, ses yeux bleus devinrent grand comme deux billes et sa bouche s'ouvrit d'étonnement.
"Mathew !!!"
Elle courra dans sa direction les bras grands ouverts, mais trébucha sur un robot de nettoyage qui passait au sol et tomba par terre en lâchant un petit cri de frayeur.
Mathew sourit de toutes ses dents et posa un genou au sol.
"Moi aussi je suis content de te voir Kathleen !"
"Tout le plaisir est pour moi..." dit-elle la tête par terre.
Il lui prit la main et la tira pour l'aider à se relever. Elle frotta sa blouse avec ses mains.
"Tu ne t'es pas fais mal au moins ?"
"Non ça va merci" répondit-elle en souriant.
Kathleen était la chef du service de recherche C de BrogleyGen. C'était une jeune femme de petite taille, avec une tête ronde et qui semblait être en permanence de bonne humeur. Ses cheveux bruns attachés avaient la particularité d'être parcourus de mèches blanches.
"Le patron m'a dit que vous aviez un truc pour moi."
"Oh oui ! Un méga truc même ! Suis moi !"

Kathleen et Mathew marchaient l'un à côté de l'autre à une allure plutôt rapide due à l'excitation de la scientifique.
"On bosse là-dessus depuis plus d'un an ! Tu sais, quand t'étais complètement en bad trip là, on t'a remis sur pied avec des cellules souches et quelques prothèses artificielles ! Bah on t'a aussi implanté deux-trois circuits électroniques, c'est ce qui fait que t'as une meilleure vision et que tu peux attraper une mouche en plein vol."
"Oui, vous me l'aviez déjà dit. Officiellement je n'en possède pas c'est ça, je suis juste un rescapé d'accident qui a subit une légère synthèse ?"
"Ouais, pour le monde t'es juste devenu un légume qui sert de cobaye à un savant fou. Mais on s'en fiche ça c'est de la paperasse, pas mon boulot."
Ils tournèrent sur leur droite et arrivèrent devant une porte de laboratoire verrouillée. Kathleen glissa son doigts sur le système de sécurité qui sonna un bip de confirmation.
"T'es prêt à recevoir tes cadeaux ?" dit-elle avec un sourire plein de malice.
"J'ai vraiment le choix ?"
Il entrèrent dans une pièce de taille moyenne sombre, éclairée par les écrans d'ordinateurs en veilles posé sur des tables en métal qui en faisaient le tour. Une table d'opération se tenait immobile au milieu, avec à son coté un bras géant robotisé dont l'extrémité arborait une multitude d'outils différents. A droite, branchée à de nombreux câbles et différents tubes, une cuve médicale faisait briller son liquide catalysant.
"Viens !"
Kathleen emmena Mathew au fond, devant une table sur laquelle se trouvait différents implants et de grosse fioles de liquides de différentes couleurs.
La scientifique en montra un du doigt, il ne faisait pas la taille d'une micro-carte SD :
"Ça, c'est un stimulateur de réflexe plus puissant que celui que tu as en ce moment, il viendra directement compléter ton implant visuel."
Mathew enleva ses lunettes et examina la chose. Ça ressemblait à un petit carré noir, très fin.
Elle pointa du doigt un implant légèrement plus grand.
"Celui-ci va te permettre de pirater quasiment n'importe quel terminal de sécurité, même les chinois n'ont pas fait mieux !"
"Ça marche comment ?"
"C'est complètement automatique, il est lui aussi connecté à ton système visuel et t'enverra les indications des que tu en aura besoin ! "
"Brogley veut que je devienne un hacker ?"
"J'en sais rien, peut-être qu'il veut avoir accès au porno des chinois."
"T'es con tu sais ça ?"
"Moi aussi ça me fait plaisir de te voit Mathew" dit-elle avec son long sourire.
Elle prit l'une des fioles, celle qui contenait un liquide vert clair.
"Le truc vert dégueulasse à l'intérieur va renforcer la résistance de ta peau, et combiné à celui-ci, dit-elle en attrapant la fiole au liquide translucide, qui va renforcer tes muscles, va même lui permettre d'arrêter les balles."
"Tu veux dire que tu veux me faire un torse en kevlar ?"
"En théorie ça devrait arrêter du 9mm à 10 mètres, ce qui est pas mal."
"Mais vous êtes tarés à fabriquer des trucs comme ça !"
"Appelle moi Frankenstein s'il te plait."
"Je vais devenir un monstre !"
"Ne t'inquiètes pas, quand tu prendras ta retraite tu pourras demander à tout enlever."
"Encore heureux !"
"Allez, déshabilles toi et couches toi sur la table, tu peux mettre tes affaires dans le casier. Je reviens tout de suite."
Elle sortit de la salle.
Mathew enleva ses vêtements, les pliants soigneusement.
Il leva la tête et vu son reflet dans l'une des vitres teintée. Ses bras et ses jambes étaient totalement artificiels, des prothèses recouverte d'une usurpation en cellules souche d'épiderme. son torse était couvert de cicatrices et d'un implant extérieur de forme hexagonale qui était une extension d'une prothèse d'aide respiratoire. Il n'était plus l'homme qu'il était autrefois. Il n'était même plus sûr d'être un homme.
Il se coucha sur la table d'opération, la porte se rouvrit.
"Alors, j'utilise le hachoir ou le couteau émoussé ?"
"Quoique tu fasse Kathleen, fais le bien !"
"Ne t’inquiètes pas ! T'es un grand garçon non ? Tu ne pleureras pas ?"
"Kath..."
"D'accord, j’arrête, bon, je lance le programme."
Le bras se mit en action et chargea ses différentes fonctions.
Kathleen se rapprocha de Mathew et lui posa un masque respirateur sur la bouche qui allait lui faire respirer un gaz soporifique
"Fait de beaux rêves."
Elle déposa un baiser maternel sur son front, et les yeux de Mathew se fermèrent...

Mathew était plongé dans la cuve catalysante. Il était inconscient et respirait grâce au masque que lui avait installé Kathleen. Les cellules de son corps se développaient et devenaient plus résistantes. Les cicatrices de l'opération disparaissaient.
Kathleen dormait dans une salle de repos voisine, il était un peu plus de 3h.
L'étage entier s'était éteint. Seul quelques drones passaient encore le ménage et les caméras de sécurité scrutaient chaque recoin de l'endroit.
Rien n'aurait pu briser la ce moment paisible, mais un bip retenti, puis un autre, puis un autre, de plus en plus rapidement.
L'électrocardiogramme de la cuve s'agitait alors que Mathew commençait à convulser. Un flash.
"Tu étais tout pour moi, tu n'es plus le même."
La voix féminine résonna dans l'espace totalement noir dans lequel se retrouvait Mathew.
"Ellie, je..."
"Pourquoi n'es tu pas auprès de moi ?"
"Ellie je n'ai jamais voulu..."
Un léger bruit semblable à celui d'une vibration apparu. Il s'amplifiait, devenant plus imposant à chaque période. On pouvait désormais distinguer le bruit des pales d'un hélicoptère.
"Ne fais pas ça, pitié, tu sais que j'aurais voulu te sauver ! Tu le sais ! Tu sais que je t'aime !" Mathew criait dans le vide infini. Le bruit était assourdissant, il l'écrasait, ses genoux pliaient, il recouvrait ses oreilles de ses mains mais ça n'y changeait rien, il sentait que sa tête allait exploser.
"Je t'aime Mathew..."
"Ellie non ! non ! NON !"
Plus qu'un long bruit strident.
Mathew criait un son étouffé par le masque. Il ouvrit les yeux et vu le visage d'Ellie derrière la vitre de la cuve. Ses grands yeux verts, son visage ovale, ses longs cheveux bruns. Elle posa sa main contre le verre.
"Évacuez-le immédiatement ! Évacuation d'urgence !"
Le visage d'Ellie devint le visage de Kathleen. Mathew tentait de retrouver ses esprits, il étouffait. Le signal d'évacuation d'urgence résonna et la cuve se vida rapidement avant de s'ouvrir. Le bras robot attrapa Mathew et le déposa sur la table d'opération.
Il convulsait, cherchant à comprendre où il se trouvait. Le sang lui était monté à la tête et il était devenu rouge écarlate.
"Tranquillisants maintenant !" Ordonna Kathleen en lui tenant les épaules.
Le bras dégaina ça palette d'outil et enfonça une large épine dans le thorax de Mathew qui instantanément se figea et expira un long souffle.
La scientifique de laissa tomber par terre, dos à la table et s'essuya le front en lâchant un juron.
"Toi là, tu me fais encore une fois ça je te tue !"
Mathew était allongé sur la table, c'est yeux se fermaient lentement...
"Ellie...pardonne moi..."

Commentaires
1148

Mr. Psycho, le 23 janvier 2014, à 04:54 :

C'est même pas une question de susceptibilité. J'ai juste tellement souffert de clichés idiots concernant mes goûts et mon orientation que javais peur de voir dans ton excuse de la classe L un sbire du JT de TF1.

Maintenant excuse nous, ma camarade et moi, et ne te laisse plus distraire, j'attend de voir comment tu vas aborder la suite.

1147

Grace, le 22 janvier 2014, à 20:17 :

En quoi est-ce une métaphore ?

Ce que je voulais dire, c'est que dire "Mais je ne veux pas faire L donc ce ne sera pas très bon", c'est assez (je vais le dire crûment) lâche de votre part. Bien sûr écrire pour se détendre est fort louable ; bien entendu nous ne sommes pas tous de grands écrivains en devenir : ce n'est pas là la question. C'est simplement qu'une telle excuse - en commentaire ou en guise de préface - peut irriter. Je vous parle ici de la réception d'une telle information : on y lit "C'est peut-être mauvais à vos yeux : mais avant de me le dire, je ne suis pas en L, donc je ne suis pas tenu de vous présenter quelque chose de bon."

L'idée de ce site n'est pas de présenter des textes parfaits, dignes d'être élevés au rang des chefs d'oeuvre du XXIe siècle : beaucoup ne le sont d'ailleurs pas, mais le partage sert à donner des conseils, des avis. Mon premier conseil sera de ne pas apporter comme explication à vos défauts "Je ne suis pas en L, je ne veux pas faire L, et j'écris juste pour me détendre."

Personnellement j'ai du mal à assimiler l'écriture à une réelle détente : c'est un exercice dur et violent, quelque chose qui demande un travail colossal en amont (qu'il s'agisse de recherche ou de conception) comme en aval (la relecture, surtout). Après on peut tout aussi bien présenter des textes écrits sous le coup de l'inspiration, sans les avoir relus - et là les conseils viennent, et sont utiles. Vous verrez si votre travail peut être considéré comme abouti quand simplement personne n'a de conseils à vous donner, voire même rien à dire d'autre que "C'est bien ; c'est beau ; j'aime ce texte", et autres.

Quant aux autres conseils, Mr. Psycho en a déjà donné la plupart, et je les approuve. Si j'avais quelque chose à ajouter, ce serait peut-être plutôt d'ordre stylistique : il y a ce que Psycho vous a dit, mais personnellement je sens autre chose dans votre texte, c'est que votre narrateur semble vous encombrer.

Le narrateur n'est pas l'auteur ; quelque part, il a presque lui-même sa personnalité propre. Il va être critique à l'égard de ce qu'il rapporte, intrusif, ou effacé. Cependant c'est la première voix de votre récit, et en cela il ne peut être négligé. J'allais dire que peut-être il vous faudrait creuser dans le sens d'un dialogue presque nu, mais cela vous empêcherait sûrement de fournir les descriptions - à moins de les placer dans la bouche d'un personnage, mais cela me semble particulièrement complexe, surtout quand le personnage est habitué à ce lieu.

(Petite parenthèse : j'espère ne pas avoir l'air trop sévère. C'est mon ton quand je pars dans des explications - mais je vous assure que je ne cherche pas à être désobligeante ou quoi que ce soit.)

Ce que je vous propose éventuellement est d'avoir un narrateur à la première personne, qui diffère selon le personnage que l'on suit. Il vous permettra de vraiment faire dire à vos personnages avec leur voix propre ce que vous voulez qu'il dise ; donner les descriptions selon leur point de vue, ce qui peut-être vous arrangera. Notez que cela a l'avantage de pouvoir faire pardonner certaines étrangetés ou fautes. Je pense par exemple au roman "Huckleberry Finn" de Mark Twain, dans lequel le personnage principal, Huck, refuse d'aller à l'école, parce qu'il ne veut pas être "sivilized" : l'orthographe du mot est bien entendu "civilized", mais Huck ne perçoit pas le monde comme tout le monde, il le perçoit comme seul lui le perçoit, avec les connaissances et les lacunes qu'il a - donc cette lacune en orthographe, mise en italique dans le texte.

Cependant j'ai peur d'être longue, et que peut-être le cumulé de nos conseils à Psycho et moi ne vous décourage - ce qui se comprend.

Aussi je vous souhaiterai simplement bonne chance pour la suite, et pour la correction du début (au passage : Mathew n'existe pas, contrairement à Matthew. Je pense que vous avez été troublé par la prononciation - mais l'anglais a cette particularité d'être assez déroutant pour cela).

1146

PandaRayBurst, le 22 janvier 2014, à 18:16 :

Oh qu'ils sont susceptibles ^^ :3
C'est une métaphore hein, j'ai aucune prétention à ce niveau là.
J'aime lire et je cherche qu'à m'améliorer un petit peu hein, au départ c'est juste une histoire que j'écrivais pour des amis.
C'est comme dire que tous les S veulent faire médecine et les ES veulent faire du droit, évidemment que ce n'est pas vrai x)

1145

Grace, le 22 janvier 2014, à 18:00 :

Mr. Psycho, arrêtez de lire dans mes pensées. A la distance où vous êtes, vous n'auriez pas dû savoir que je pensais justement à Victor Hugo.

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Mr. Psycho, le 22 janvier 2014, à 16:55 :

Pour le coup je suis d'accord, il faut arrêter d'utiliser cette vieille excuse de la classe littéraire.

Ce que veut surement dire Grace, c'est que Victor Hugo n'a pas fait de Terminal L, ce qui ne l'a pas empêcher de devenir celui qu'il est devenu. Et puis entre nous, ça se saurait si c'était au lycée qu'on apprenait à écrire.

1143

Grace, le 22 janvier 2014, à 16:21 :

Ah ! Mais cessez donc de croire que la littérature ne s'ouvre qu'à ceux qui ont pénétré plus avant dans le temple des lettres !
De très mauvais auteurs auront décidé d'étudier les lettres ; de très bon auront fait tout autre chose.

Ainsi, vous n'avez aucune excuse : ne pas vouloir faire d'études de lettres ne dispense pas de soigner son style !

1142

PandaRayBurst, le 22 janvier 2014, à 09:40 :

Haha, ne t'inquiète pas, lire un pavé ne me fait pas peur :p
Donc comme je l'ai dit, j'ai pas fait L et j'ai pas envie de faire d'études de lettres, c'est simplement une activité qui me détend.

Je suis d'accord avec toi sur l'utilisation des temps, je crois qu'un rappel sur les conjugaisons me ferait le plus grand bien, j'ai beaucoup d'hésitations quand j'écris, ça c'est une première chose.
Pour l'utilisation des synonymes comme "prendre l'ascenseur", ça j'y travaille beaucoup, c'est tout con et ça permet de diversifier les mots et éviter les répétitions.
Bon les fautes d'orthographes ça c'est vraiment le truc qu'il faut que je corrige, car j'ai toujours la flem' de me relire, même durant mes examens ^^
Sinon ouais j'éviterais d'utiliser les abréviations et les onomatopées à l'avenir.

Merci pour tes remarques, je note :)

1141

Mr. Psycho, le 20 janvier 2014, à 17:00 :

Pour illustrer mes propos, je me suis également rendu compte que je ne m'étais pas assez relu et que j'ai laissé passé d'horrible fautes. Tu peux donc rendre ta lecture ludique en tentant de les identifier, et accessoirement me pardonner, parce que mine de rien, il se fait tard là où je suis.

1140

Mr. Psycho, le 20 janvier 2014, à 16:53 :

Je tiens à te demander pardon pour l'infâme pavé que je viens de te laisser en commentaire. Copie-le et colle-le sur Word pour pouvoir l'aérer un peu, ça sera plus digeste. Et si tu as besoin que je t'éclaire sur un point en particulier, n'hésite pas à me le demander, c'est avec plaisir que je le ferais.

1139

Mr. Psycho, le 20 janvier 2014, à 16:50 :

Bon, le fait que ça ne s’arrête pas comme ça me soulage déjà. Concernant les commentaires, j’en ai quelques-uns. Je risque de souligner pas mal de défauts, mais c’est uniquement pour t’aider à t’améliorer, car la Science-Fiction est un genre, faute de l’avoir pratiqué moi-même, sur lequel j’ai beaucoup réfléchi, et contrairement à ce que pourraient penser la plupart des auteurs de science-fiction actuel, ce n’est pas parce qu’on met des robots, des vaisseaux spatiaux et des pistolets lasers que l’on sait écrire de la science-fiction. Mais je reviendrais là-dessus en détail plus tard. D’abord, la base.
La première chose qui saute aux yeux dans ton texte, ce sont les fautes et les tournures maladroites. Bien entendu, on fait tous des fautes d’orthographe, moi le premier, mais je pense qu’une lecture plus attentive de ton texte t’aurait permis d’en éviter une grosse partie. Cela t’aurait aussi sans doute permis de te rendre compte que certaines de tes phrases ne voulaient pas dire grand-chose, que ce soit parce que tu avais oublié des mots, ou parce que la ponctuation mal gérée en déformait le sens. Il y a également quelques maladresses au niveau du choix des mots et on se retrouve ainsi avec un personnage principal qui adore « monter cet ascenseur » alors qu’il ferait mieux de le prendre. Enfin, concernant la grammaire pure, je ne saurais que trop de conseiller de faire attention à ton passé simple ainsi qu’au choix des temps que tu emplois. Une base passé simple/imparfait, c’est suffisant, inutile de rajouter du présent là où il n’en faut pas (je ne retrouve malheureusement plus l’exemple qui m’a le plus marqué, mais je suis sûr que tu vois ce dont je veux parler).
Concernant toujours l’écriture en général, il y a certaines choses qui n’ont pas leur place dans la narration, comme l’emploi des chiffres pour les adjectifs numéraux. « 3 min et une dizaine d’arrêts plus tard ». On gagne du temps, certes, mais c’est « Trois », et c’est comme ça. Les abréviations non plus ne sont pas les bienvenues, et on préférera écrire « minutes » en entier.
Pour ce qui est des dialogues, évite les onomatopées. Les « woaw » et autres « pfieww » pourraient éventuellement avoir leur place en bande dessinée (encore que je ne sois pas de cette école), mais surement pas dans une nouvelle ou un roman. Il y a également, à mon sens, trop de dialogues par rapport aux paragraphes de narrations. Effectivement, ce n’est pas toujours facile de décrire, et personne n’attends de toi que tu aies un style à la Zola ou à la Tolkien, mais ajouter quelques petits paragraphe de temps en temps, ça rééquilibrera ton texte et permettra au lecteur d’identifier un peu mieux l’environnement dans lequel évoluent les personnages.
En parlant des personnages, voici un autre petit point. Je te conseille de ne pas trop en mettre, sauf s’ils sont toujours justifiés. Mais dans ce texte, qui est tout de même relativement court, on nous présente déjà cinq personnages (si j’ai bien compté) qui semblent pour le moment n’être là que pour ajouter du dialogue. Ceci dit, comme une suite est prévue, j’attends de voir comment tu te serviras d’eux. Mais attention à leur cohérence. Plus tu es amené à te servir d’un personnage, plus tu devras t’assurer qu’il est parfaitement construit. Quand je participais à un atelier d’écriture, l’animateur avait pour habitude de nous conseiller de savoir quel parfum portait le personnage, quelles cigarettes il fumait et ce qu’il pensait de questions d’actualités importantes comme le mariage pour tous ou l’avortement. Sans aller jusque-là, je te conseille de tenter de cerner tes personnages principaux. Pour le moment, j’ai vu une journaliste vivant une Guerre Froide de l’intérieur, et dont le métier devrait normalement être d’en parler ou du moins d’y penser tous les jours, mais qui une fois chez elle oublie que le pays est en guerre. Il y a également un chef de la sécurité qui s’étonne que le patron de l’une des entreprises les plus influentes du pays, et peut-être même du monde, ne lui révèle pas tout du fonctionnement de sa société (pour schématiser, il est rare qu’un vigile soit au courant de tout ce qu’il se dit en réunion).
Enfin, Attention aux incohérences d’espace et de temps. Tu noteras l’utilisation de la majuscule pour « attention », car c’est vraiment très important. Lorsque tu racontes une fiction, il faut que le lecteur puisse croire au monde que tu développes. Evidemment, on sait que ces histoires de manipulation génétiques sont sorties de ton imagination, mais le but de l’auteur, c’est de faire voyager le lecteur dans son monde, et c’est impossible lorsque des détails sont incohérents. Je prends pour exemple Clément Brogley, décrit comme un quadragénaire mais qui est né en 1996 et qui n’a donc, en 2027 (année du récit selon ton introduction) que 31 ans.
Cette histoire de crédibilité prend notamment toute son importance en science-fiction, et surtout quand l’intrigue se passe sur Terre dans un avenir très proche. En règle générale, je te conseillerais de ne pas dater un texte d’anticipation. Nous sommes en 2014, et selon ton texte, c’est dès 2016 que l’on a commencé à manipuler génétiquement l’être humain. Peut-être que l’on aura acquis le savoir nécessaire d’ici deux ans, la science avance vite, mais il est hautement improbable qu’éthiquement parlant, ce genre de chose puisse se réaliser.
J’ai lu quelque part un auteur de science-fiction dire du genre qu’il n’a pas pour prétention de prédire l’avenir, mais de décrire le présent. En fait, pour qu’un univers de science-fiction soit crédible, il faut que le lecteur puisse comprendre comment il s’est mis en place, et pour cela, il doit exister un lien logique entre le présent du lecteur et l’époque décrite par l’auteur. A un moment, tu mentionnes que les parties politiques ont tenté de faire pression sur l’entreprise pour qu’elle ferme. Hors, l’intrigue se déroule aux Etats-Unis, et ce serait plutôt aux entreprises de faire pression sur la classe politique pour obtenir des avantages, surtout comme tu décris le laboratoire dont il est question et qui semble tout puissant.
Et pour finir, je ne te conseillerais que trop de te méfier des états autoritaires. Je ne sais pas si c’était une idée bien claire dans ta tête, mais il semblerait que l’on soit en présence d’un tel Etat dans ton texte (une journaliste a quand même été enfermée pour avoir fait son travail). Hors dans un tel pays, les journalistes ne devraient même pas pouvoir mentionner l’arrestation de l’une des leur sans craindre pour leur propre liberté.
Si tu veux quelques bons exemples de récits de science-fiction bien menés et qui pourraient ressembler à ce que tu cherches à décrire, je ne saurais que trop te conseiller de lire « 1984 » ou quelques romans de Philip K. Dick. Et si tu veux de belles illustrations avec ça, alors procure toi une édition de l’excellent « V pour Vendetta », mais s’il te plait, pour chacune de ces références, préfère les formats papiers aux films.
Voilà, c’est à peu près tout, mais c’est déjà beaucoup. J’espère que je ne te décourage pas, car mon intention n’était que de te donner des pistes pour progresser sur ton texte. J’imagine que j’ai oublié quelques détails, mais si tu corriges déjà tout ça, tu ne pourras que t’améliorer.
En attendant de lire la suite,
Mr. Psycho.


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