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Stansfield

Stansfield
Habitué des lettres

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 4 janvier 2014, à 11:01

Dernière validation :
le 4 janvier 2014, à 20:02

La lettre.

Seul. Dans les ténèbres, comme j’y ai toujours vécu. Et aujourd’hui, je fêtais mes quarante ans. Ainsi que vingt autres au service de la faucheuse. Car oui, je vivais une double vie. Agent immobilier le jour, tueur en série la nuit. Chaque nuit, une autre personne passait sur le canon de mon arme. Comme un boucher qui égorge un cochon, sauf que, pour eux, c’était moi le boucher. Ma salle de mise à mort n’avait jamais changée, toujours la même en vingt années de supplice pour les uns, et de satisfaction pour moi. Certains les appelleraient des victimes, moi je les considère comme des clients de la mort. Oui, cela peut vous paraître glauque, voir inhumain, mais sachez que je n’ai pas demandé à être comme cela. J’ai survécu, étant encore un très jeune enfin, à la mise à mort de toute ma famille. Une exécution, en bonne et due forme. Mes parents, ainsi que mes deux frères, assis sur une chaise, en ligne, un sac poubelle sur la tête. Un seul homme, oui, vous avez bien lu, un seul homme pour tous les exécuter. Ma mère m’avait caché dans le placard, mais ce ne fût pas le bon. Hélas, j’ai assisté à toute la scène. L’homme, qui était masqué d’une cagoule noir, était grand, et plutôt musclé. Mais il n’en fallait que très peu pour maitriser mon père. Ils étaient, tous les quatre, assis là, devant moi, ligotés mains et pieds à leur chaise. L’homme avait un 9mm, équipé d’un silencieux. Un vrai travail de professionnel. A croire qu’il avait fait cela toute sa vie. Il avait d’abord tué mon plus jeune frère, et attendais cinq bonne minutes entre chaque victimes pour la tuer. Et une fois son travail finit, il était repartit, comme si de rien était. Je suis resté trois jours, dans le sang de mes parents, avant que la police ne découvre ce massacre. Ce fut le jour de ma naissance. Et depuis, l’envie de tuer était grandissante. Je fus recueilli par une famille d’accueil. Une très bonne famille, qui aurait dû m’empêcher de garder ces pulsions meurtrières. Ce n’est qu’à l’âge de vingt ans que j’eu commencé à tuer un humain. D’ailleurs, ce n’en fut pas qu’un seul. Mes premières victimes étaient ma famille d’accueil, cinq personnes. J’avais reproduis le même schéma que le tueur de ma famille. La police c’était fait dupée, et avait cru au même tueur, qui était toujours en activité, et en cavale. J’avais fait un travail propre et net, sans bavure. Mais je ne pouvais plus tuer à découvert, trop de risque de me faire prendre. Pendant de long mois, je recherchais avec convoitise un endroit plus que discret, complètement abandonné, et dont tout le monde s’en fichait. Je l’eus trouvé, dans le Montana. Une vieille brasserie désaffectée. Les gens avaient signées une pétition pour la garder sur pied, comme preuve de son temps, et comme patrimoine industriel. C’était la Brasserie Stella. Un endroit plus que parfait. Chaque nuit, depuis vingt ans, j’y tuais une autre personne. Je ne faisais aucune préférence, mais je choisissais de préférence les personnes dont personne ne se préoccupe réellement. Les camés, les sans-abris, les prostitués, enfin, ce genre de personne. Je sais qu’ils n’ont rien demandés à personne, mais ce besoin de tuer était plus forts que tout ! Et aujourd’hui, samedi 4 janvier 2014, c’était l’anniversaire de ma première mise à mort. La méthode n’avait pas changée ! J’avais installé une chaise, vissée dans le sol, car cette place me plaisait. Chaque nuit, une autre personne y était installée, ligotée, avec un sac poubelle sur la tête. Pour ne pas avoir à nettoyer le sang et la cervelle à chaque fois. J’avais placé ma chaise devant un mur, que je bâchais pour plus de facilité. Je gardais chaque douille d’une balle tiré, comme un trophée. Que je gardais dans plusieurs boites. J’avais installé un incinérateur dans la brasserie, pour ne pas à avoir à sortir le corps. Net, propre, et sans bavure. En vingt ans, j’avais remis 7310 personnes aux mains de la mort. Il n’y avait plus de retour possible. Aujourd’hui, je vais faire un choix. Soit mourir comme un lâche, en me tuant, pendu. Ou alors tuer par la police. Mais je dois mourir, je n’ai plus d’autre choix. Plus aucunes issues. Quand vous lirez ceci, je serais mort. Ceci est ma lettre d’aveux. Je m’appelle Chris Logan, et ces aveux sont accompagnés de l’arme du crime.

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