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ricochetfusionel

ricochetfusionel
Nouvel écrivain

Classé dans Véridique
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Date de création :
le 9 décembre 2013, à 23:34

Dernière validation :
le 11 décembre 2013, à 15:26

C'était donc ça.

Je pensais que ça serait comme dans les films, on se serait quittés, pour mieux se retrouver ensuite. Mais ça n'a pas été le cas. Tu as préféré m'oublier le plus vite possible. Le lendemain, tu étais déjà marié, à cette fille aux courbes parfaites. Les miennes sont disgracieuses et pourtant, tu les aimais tant. Je n'aurai jamais dû écouter mes copines, elle sont bien trop normales. Elle leurs vies ce résolvent à coup de je t'aime , je te hais , je te jette et j'en reprend un autre. Moi même le je t'aime, je n'y ai pas accès. Trop d'égo, j'aime dire. Un égo monté de toute pièce. Car être vaniteux dans le milieu ça fait vendre. Ben oui, une meuf qui a du charisme et qui s'aime bien à bien plus de chance d'être aimé des autres. Alors que moi petit être chétif, j'ai préféré tout le long de ma croissance, m'enfermer dans cette coquille vide. Elle est trop belle ta fille qu'ils disaient. Oui je voulais être belle, mais je ne voulais pas que ça se sache. Du coup, toute mon enfance, j'ai pensé très fort à être moche. Tout en soignant mon apparence pendant des heures. J'ai jamais su ce que je voulais. Et c'est bien là le drame de mon existence. Ne pas savoir. Ce mal qui me ronge depuis ma plus tendre enfance. Déjà à l'âge où j'apprenais à lire, je disais que je voulais être égyptologue. Pas parce que c'est ce dont je rêvais, mais parce que mes copines voulaient être princesses coiffeuses, infirmières ou encore vétérinaires. Elles avaient des passions de gosses. Moi, je voulais juste ressemblait à tout le monde en ayant des désirs. Mais des désirs un peu différents des autres. Ben oui, il fallait bien que l'on me remarque, mais sans avoir besoin de crier que mes nouveaux jouets étaient les plus beaux de la cour de récrée. Je pense que mes maux ont pris essence en moi à cette période-là. La primaire tout ça, c'est à peu près la période où mes parents se sont séparés et où ma mère s'égosiller à répéter que mon père n'était qu'un con. Moi, je n'étais qu'une gosse. Une gentille gosse qui se prenait déjà pour une adulte et qui derrière les cris sourds de ma mère comprenait bien les tords de mon père. Pourtant, j'aurai tellement aimer ne rien savoir. Juste vivre une enfance bercée de princesse et d'étoile. Ben non, les étoiles c'était pour les filles. Moi, je n'étais pas une fille, j'étais un être qui comprenait ce qu'il se tramait dans son dos. Dans le monde des grands. Ce monde dans lequel j'évolue maintenant et que je ne comprend plus.

Commentaires
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Bernyberne, le 22 mai 2015, à 12:39 :

« Les hommes qui, par leurs sentiments, appartiennent au passé et, par leurs pensées à l'avenir, trouvent difficilement place dans le présent. » Vicomte de Bonald
Cependant, ceux qui ne cessent de se remettre en question sont ceux qui s'en sortiront le mieux.
Très beau texte au passage, continue comme ça, quelques fautes mais pas trop graves...


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