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Stansfield

Stansfield
Habitué des lettres

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 19 juin 2013, à 22:33

Dernière validation :
le 20 juin 2013, à 20:06

La dernière heure.

Sept heures. Vendredi 22 Octobre. Le réveil sonnait. Daniel l'éteignait. Il avait passé la soirée de la veille au bar, il ne se souvenait plus de rien. Sa femme était allongée à ses côtés, elle dormait encore. Il ne voulait pas la réveillée, alors il se leva en douceur, et se dirigea vers la cuisine. Il prit trois aspirines, il avait la tête prête à exploser. Trop d'alcool la veille, Elisabeth n'avait peut-être pas remarquée qu'il était rentré tard, car il s'était réveillé dans le lit, et non dans le canapé. C'était bon signe, il n'y aurait pas d'engueulade tôt le matin aujourd'hui. Il lui prépara tout de même un petit déjeuner de roi, au cas où. Pour se faire pardonner. Œufs brouillés, bacons, pancakes, et des céréales pour ses enfants. Ils en avaient deux. Nicolas, le plus âgé, il venait d'avoir douze ans. Et la petite dernière, Sandra, tout juste cinq ans. Daniel était heureux de sa famille, elle faisait son bonheur, et pour rien au monde il ne leur ferait de mal. A neuf heures, il devait partir pour aller travailler. Les enfants commençaient les cours à huit heures, et huit heures et trente minutes respectivement. Ils devraient donc partir de la maison pour sept heures et quarante-cinq minutes. Il entendit Elisabeth lever les enfants. Tout le monde arriva dans la cuisine, et Daniel leur souris, et leur dit :

- Tout est déjà prêt, je pensais que ça vous ferait plaisir, pour une fois !

Elisabeth rétorqua :

- Toi, tu es rentré bourrer hier, je n'ai rien entendu car je dormais vraiment bien hier, et la, tu fais cela pour te faire pardonner, je te connais Daniel à force. Mais passons. Les enfants sont malades, ils resteront à la maison, et je vais appeler le boulot pour les prévenir que je prends congé ce matin pour rester avec eux.

- D'accord Elisabeth, je suis vraiment désolé ...

- C'est toujours la même chose avec toi. Je te donne un ultimatum, recommence, et je prends les enfants, et je retourne vivre chez ma mère.

- Très bien ! Alors je vais aller travailler tout de suite, vu que tu es énervé, ça ne sert à rien que l'on discute plus longtemps !

Sur ce, Daniel attrapa sa veste, pris ses clés et sorti de la maison. Il en avait ras le bol, c'était toujours la même chose. Il monta dans sa Mercedes, la démarra, et parti. Il était réellement très énervé, il marmonnait tout seul dans sa voiture. Il faillit percuter un autre automobiliste devant lui, au niveau d'un feu tricolore, qui était au rouge, qui celui la, cria :

- Eh ! Connard ! Tu ne peux pas faire attention ! Tu as failli me percuter !

Daniel s'énerva, accéléra, se mit au niveau de la fenêtre de l'autre automobiliste. L'autre cria de plus belle :

- Non, mais, tu te prends pour qui espèce de connard ?! Ne t'excuse pas non plus ! Si je descends, ça va être ta fête mon bonhomme !

Daniel n'en pouvait plus, sa tête allait exploser, et dans un moment de rage, il sorti son fusil à pompe, qu'il gardait sous son siège, le pointa vers l'homme et tira. Après cela, il accéléra, et pris la route. Il arriva au travail sur les coups de huit heures et demie. Ses collègues le regardaient, et Roger, pour rigoler, lui sorti :

- Alors Daniel, ta femme t'a encore pris la tête ? Tu es vraiment un incapable, faut que tu te calmes avec l'alcool !

- Ne me dis pas ce que je dois faire ou non Roger ...

Un autre le coupa, et arriva en furie, et s'écria :

- Venez vite voir ça, un fou à massacrer un type en plein milieu de la route !

Daniel alla voir, il en fut choqué, comment quelqu'un pouvait faire un acte aussi horrible sur une personne ? Il ne comprenait pas, et fut très peiné. Plus personne ne parla de la journée. Daniel prit le chemin retour, et repensa aux horreurs qu'il avait vues, c'était insoutenable, il ne comprenait pas que quelqu'un puisse faire cela. En arrivant devant chez lui, il vit la police, ainsi que les ambulances. Il se dépêcha, sorti de sa voiture, et courra en direction de la maison. Un policier l'interpella :

- Monsieur, arrêter vous, vous êtes sur une scène de crime !

- Une, une scène de cr... crime ? J'ha... j'habite ici monsieur l'agent ...

- Vous êtes donc le père de famille ? Je suis désolé monsieur, je vais vous demander de me suivre, vous aller devoir répondre aux questions de l'inspecteur.

- Oui, bien ... Bien sur ...

Daniel suivi l'agent de police, qui le présenta à l'inspecteur.

- Bonjour M.Fanel, inspecteur Delapalette, toutes mes condoléances. Mais je suis sincèrement désolé, j'ai des questions à vous posez. Il s'agit d'un triple homicide, je sais, je suis un peu cru, mais l'arme qui a tuer votre famille à servi à tuer votre famille, à aussi servie pour un autre meurtre, dans la matinée.

- Je suis confus, je ne sais que répondre ... Dep ... Depuis quand ma famille est morte ... ?

- Le médecin légiste confirme la mort pour deux heures du matin, hier.

- Par ... Pardon ?!

- Il y a un souci monsieur ?

- Je, non, rien.

- Hum ... Nous allons devoir fouiller votre voiture monsieur.

- A ... Allez-y.

Les scientifiques allèrent en direction de sa voiture. Au bout de dix minutes, l'inspecteur retourna le voir, menottes en mains.

- Monsieur Fanel, vous êtes en état d'arrestation pour triple homicide, ainsi qu'homicide sur la personne de ce matin. Vous avez droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous lors du procès.

En effet, l'inspecteur avait trouvé le fusil dans la voiture de Daniel. Au bout de plusieurs jours, les médecins avaient décelés que Daniel était schizophrène.

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