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Stansfield

Stansfield
Habitué des lettres

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 30 mai 2013, à 22:10

Dernière validation :
le 1 juin 2013, à 20:05

La fin.

Je courrais. On me poursuivait. Haletant, je n'en pouvais plus. Il fallait que je m'arrête, mais c'était impossible, ou je me ferai pendre. Trois types, assez costaud, en costume noir, ils avaient des armes à la main. Et ils me coursaient ! J'avais mal aux jambes, je n'y arriverai plus pour longtemps. Connerie, pourquoi me suis-je mis à trafiquer avec la Mafia ? Pour l'argent je vous dirais. Mais au final, ce n'était pas réellement pour cela. Certes, je gagnais gros. Très gros. Mais ce que j'avais fais, je n'aurais pas du le faire. Jamais. Maintenant, j'étais un traître. Un putain de traître. Et je me retrouvais à courir dans cette forêt obscur. Ma seule chance, c'était de trouver une grotte, ou un caniveau, enfin, peut importe. Une cachette.

Revenons un peu en arrière, pour comprendre tout cela. Tout commença par une froide nuit de février. C'était en 1951 si je me souviens bien. J'avais rencontré un type, Fredo était son prénom. Je me souviens très bien de lui, car il avait cette cicatrice assez imposante sur la joue. On ne voyait que ça. Il m'avait dit qu'il se l'était faite lors d'une guerre de territoire, entre deux familles. Celle pour qui il bossait, la famille Clemente, était en guerre contre la famille Galente. Ce fut très sanglant d'après lui. Des dizaines de soldats des deux familles sont mort pendant cette guerre. Lui, on lui avait fais cette marque avec un couteau, alors qu'il essayait de se défendre pour survivre. A ce jour, il est mort. Une histoire sordide. Un des caporals de la famille Galente l'aurais tué apparemment, mais personne n'en est réellement sur. Tout ce que je sais, c'est qu'on à retrouvé Fredo pendu, et totalement éventré. Ce que je sais aussi, c'est que le caporal en question, en avait subit les conséquences. Peut-être était-il innocent. On ne le saura jamais.

Enfin bref. Je disais donc, cette nuit là, j'ai rencontré Fredo. Il m'a présenté au Chef de la Famille Clemente. Il se prénommait Aldo, mais tout le monde l'appelle le Parrain. Allez savoir pourquoi. J'eu une discussion très sérieuse avec lui, j'étais prêt à faire ce qu'il me demande, en échange de servir de protection, et contre de l'argent en liquide. Au début, j'ai trouvé cela très alléchant. Je me suis très vite enrichi. Les femmes me tournaient autour, j'étais au paradis.

Puis tout c'est écroulé. Pas réellement au début, petit à petit. Le chef de la famille Galente est venu me voir. Avec trois de ses soldats. Le voyant arrivé, j'ai tiré dans le tas, j'ai tué deux de ses soldats. Mais en réalité, il venait pour me faire une offre. Il me demandait des informations, que je devienne un traître. Pour la somme de 50 000$ par information très importante que je lui donne. C'était plus qu'alléchant en fait. Car ça me ferai un plus. J'étais aveuglé par l'argent. J'en voulais toujours plus. J'ai commencé par lui donné quelques infos. Tout roulait, personne ne se doutait de rien.

Jusqu'au jour où l'on remarqua qu'une taupe était parmi nous. Au début, on ne me soupçonnait pas, car j'étais quelqu'un de très loyal. Enfin, ils le pensaient. Puis ils eurent des doutes. Et Galente et revenu me voir. Il savait que mon père était mort dans un accident de voiture. Puis, il m'a dit que ce n'était pas un accident. Il m'a dit que je n'étais pas obligé de le croire, mais qu'il avait des preuves. Des photos. Il me les a montrés. On voyait bien le Parrain dans la seconde voiture. Et trois de ses caporals dans celle qui avait provoquée l'accident.

Je me levai d'un bond. Il n'eu pas le temps de me retenir. J'avais déjà l'arme au point. Je fis vite un saut chez moi, récupéra tout mon argent, que je mis soigneusement dans un sac. Puis, allant d'un pas décidé, je me dirigeais vers la maison du Parrain. Cela faisait 6 ans que je bossais pour l'assassin de mon père, 6 putains d'années ! J'en pouvais plus. J'avançais de plus en plus vite. Passa devant les gardes du corps. Un d'eux m'interpela, je ne pris même pas le temps de m'arrêter. Il voulu m'arrêter, alors je me retournai, et lui tira une balle dans la tête. Je fis de même avec l'autre. Je me mis à courir, monta les escaliers. Je défonçai la porte de sa chambre. Je le vis, avachi sur son lit. Il me dégouta encore plus. Je pointai mon arme sur lui, et m'approchant, jusqu'à lui mettre mon arme entre les deux yeux. Il me supplia. Le coup partit. J'entendis des voitures dehors, des cris de rage. Je descendis en vitesse, et sorti par la porte de derrière.

Nous revoilà au début. Je vis au loin une grotte, toute petite. J'y rentrais à peine. Je vis les trois hommes me passer devant. Ils ne m'avaient pas trouvés. J'attendis une bonne demi-heure. Je passai la tête dehors. Personne. J'attendis le lendemain. Je pris la direction de l'aéroport, dans une voiture volé. Je pris le premier billet pour la Sicile. Assis confortablement dans mon siège, l'avion décolla. J'étais enfin hors de porté, hors d'atteinte. Il y eu quelques turbulences lors du vol. Et, à un moment, une voix parla. C'était le pilote. J'avais reconnu la voix. Fredo... Impossible ! Je suis sur qu'il était mort. Il annonça que suite à une certaine personne, l'avion serait contraint à ne jamais arrivé à destination. Il parlait de moi. Et l'avion explosa.

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