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Stansfield

Stansfield
Habitué des lettres

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 30 mai 2013, à 21:59

Dernière validation :
le 31 mai 2013, à 21:57

Elle viendra quand même.

Un jour tout à fait banal pour moi. Comme les autres. Un Samedi, s'annonçant assez bon en perspective. Comme chaque Samedi, après le repas de midi, j'ai mon petit rituel. Café, sono assez forte, et je me mets sur mon fauteuil, et j'attends en écoutant la musique. Aujourd'hui, j'avais décidé de mettre AC/DC, par ailleurs, c'était Higway To Hell qui tournait. Bizarrement, les voisins ne s'étaient pas plaint aujourd'hui. Très certainement absent, ou en train de faire des courses. Mais il n'y a pas grand-chose à faire dans cette ville, qui, plutôt jolie, je le conçois, mais qu'est ce que je peux m'ennuyer ici. Certes, Bourg-en-Bresse est assez grand, il y a des choses à faire, mais je ne me sentais pas dans mon élément ici, déjà cinq ans, et chaque Samedi, toujours la même chose. Mais je ne vais pas m'attarder sur cela, ça n'a pas d'importance, et n'a aucun rapport avec la suite d'ailleurs. Mais bon, après tout, c'est vrai qu'il y avait un beau soleil dehors. Peut-être devrais-je sortir pour une fois. C'est à ce moment là que mon téléphone se mit à vibrer. Étrange car personne ne m'écrit jamais de message. Et je fus choqué lorsque je le reçu. Vous comprendrez plus tard.


On m'avait donné rendez-vous pour seize heures, derrière la discothèque. Il était quinze heures. Je pris une cigarette, et je pris le temps de l'apprécier, après tout, ce sera ma dernière. Non pas que j'ai décidé d'arrêter. Je me suis mis à fouiller dans mon armoire, pris une chemise, un pantalon, assez classe, et les enfila. Devant la porte, je pris ma veste, mes clés, et enfila des derbies. Désactivant les portières de ma voiture, je l'admirai. Une magnifique Mustang, des années 80. D'un rouge flamboyant, elle était comme neuve, aucunes rayures. J'en avais pris soin, c'était ma fierté cette voiture. Je l'ai eu dès que j'eu passé mon permis. Mon père me l'avait offerte. J'en avais pris soin, et en 20 ans, c'était la seule voiture que j'ai toujours eu. Mon petit bijou. Je ne vais pas épiloguer là-dessus. Il était déjà 15h30. Il fallait que je me bouge un peu.


Arrivé derrière la discothèque, j'avais 10 minutes d'avance. Je vis un banc au loin. Je descendis de ma voiture, et ferma les portières. Je m'avançais vers le banc, et je vis un billet de 20 euros par terre. Mon jour de chance ! Mais je le laissai là. Il me serait inutile. Seize heures sonna. Personne. J'attendais une femme, mais elle était en retard. Cela ne me dérangea pas plus que cela, en fait. Une heure passa. Puis deux. Toujours personne. Je reçu un message, elle me disait, oui, je n'avais pas précisé que c'était une femme, qu'elle s'excusait du retard, mais un contretemps est arrivé, et qu'elle avait eu plus de travail que prévu. J'eu un rictus. Ce n'était pas grave. Tout viens à point qui sait attendre. Et cela ne me dérangeais vraiment pas qu'elle soit en retard. Puis, je la vis au loin. Elle portait une grande cape noire, avec la capuche relevée sur sa tête. D'ailleurs, elle n'avait pas de visage. Elle s'approcha de moi. Elle portait sa faux à la main. Elle me dit, d'une voix fantomatique :

- Excuse-moi du retard. Il y a eu un accident sur la route, j'ai du m'occuper de cela.

- Ce n'est pas grave. Mais je ne t'attendais pas de si tôt en réalité. Mais si c'est mon heure, soit.

- Toute vie à une fin. La tienne fut bonne, et enrichissante. Mais tu dois retourner dans les entrailles de la terre. Je te laisse le choix. Je peux te faire reposer dans un cercueil, ou te laisser en cendre.

- Quel est le choix le moins douloureux ?

- Le premier.

- Soit.

Elle approcha sa main squelettique vers mon visage, brandit sa faux, et je sentis une douleur dans ma poitrine. Je la vis disparaître au loin. Il n'y avait pas de sang qui coulait, j'étais juste en train de mourir d'une crise cardiaque. Ma vie fut certes belle, mais je ne pensais pas mourir à l'âge de 39 ans. Mais mon destin était déjà tracé. Étalé par terre, j'eu juste le temps de faire une dernière prière. C'était ma fin, la fin de tous ces rêves, tous ces espoirs. Envolés en deux minutes.

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