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bibliophage

bibliophage
Nouvel écrivain

Classé dans Nouvelle
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Date de création :
le 9 novembre 2012, à 11:55

Dernière validation :
le 10 novembre 2012, à 16:36

Courage !

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Crédit photo: franceinter.fr

Je décidai d'entrer. Je poussai la porte.
La pièce était vide.
J'attendis quelques secondes avant de m'exclamer « Il y a quelqu'un ? ». Aucune réponse. J’allais sortir quand je fus pris d’une irrépressible envie de comprendre, quelque chose me paraissait bizarre. De nature curieux, j’observais la pièce.
C’était une petite boutique qui avait vu passer les ans, ses mur vétustes étaient couverts de hautes étagères remplies de vieux livres reliés. Son sol était parqueté de chêne sombre. Il y avait un petit bureau sur lequel était posé un nécessaire.
Je m’apprêtais à rentrer chez moi, me disant que tout était pour le plus normal, quand j’entendis un bruit rauque, à peine audible, on aurait dit un souffle.
Je demeurai silencieux afin d’identifier la source de ce bruit qui parvenait à mes oreilles.
Il provenait d’une petite porte en ébène qui se situait au fond de la salle, entre deux étagères.
À mon grand soulagement, la porte n’était pas verrouillée. J’entrai et allumai la lumière, je me trouvai dans une petite pièce peu éclairée dans laquelle régnait une odeur de putréfaction. Quand mes yeux se furent enfin habitués à la luminosité de la salle, je pus distinguer devant moi un corps sans vie à demi éventré, près du quel était posé un livre.

Horrifié par ce macabre spectacle, j’avait songé a prendre mes jambes à mon coup et prévenir la police, mais, encore une fois, ma curiosité était plus forte que tout. J’entendais toujours le souffle rauque qui se distinguait dans le silence funeste qui régnait alors dans la pièce, il me paraissait plus proche à présent mais je ne parvint toujours pas à identifier sa provenance. Pendant plusieurs secondes je me déplaçais dans la salle afin de trouver l’origine du bruit, avant de me rendre compte que l'origine de souffle, qui maintenant était un râle, n'était autre que le livre.
Je me saisi du livre, l'ouvris.
D'un seul coup, toutes les lumières de la pièce s'éteignirent.
Le râle devenu cri emplissait toute la salle.
Je sentais le sang battre dans mes tempes, pendant encore combien de temps supporterais-je toute cette tension ?
Je sentais une présence près de moi, je ne sais pas pourquoi, j'eus l'idée qu'elle ne fut pas humaine.
J'entendais une respiration, des bruit de mouvement. Mon courage s'en était allé. Maintenant, ma principale occupation était de fuir, quoi, ça je l'ignore. Je reculait, je voulais à tout prix me soustraire à cette présence. Une de mes main effleura un objet, c'était une des mains du libraire. Mon dégoût accentua ma terreur. Mon dos heurta un mûr. Je découvrit une porte dérobée. Dans la hâte je l'ouvris. Elle donnait sur une autre pièce. L’odeur de putréfaction était encore plus forte que dans la pièce que je venais de quitter, je pouvais deviner plusieurs corps entassés, mais mes yeux ne pouvaient rien distinguer dans la pénombre de la pièce. Mes pieds par contre heurtèrent à plusieurs reprises ce qui me semblait être des membres en décomposition. Je marchais vers une porte, sous laquelle s’échappaient des stries lumineuses. Sans m’en rendre compte, je ne marchais plus, je courrais. Après quelques secondes qui me parurent éternité, je débouchai dans le chœur d’une petite chapelle. Devant moi, sur une table de pierre était posé un crucifix de bronze, près duquel était posé un missel encore ouvert. L’heure n’était pas à la contemplation, j’entendais derrière moi un cri rauque qui paraissait s’approcher à une allure folle. Je n’attendis pas mes restes, je traversai la nerf en courant aussi vite que me le permettaient mes jambes.

Je retrouvai le temps pluvieux, que j’avais quitté il y a seulement quelques minutes qui m’avaient parues des heures.
J’était enfin rassuré, quelque chose me disait que la chose qui m’avait suivie n’apparaîtra pas à la lumière du jour.
Je m’empressai de regagner mon domicile afin de me remettre de mes fortes émotions, pourtant, au fond de moi, une petite voix que j’essayais d’ignorer me disait que je n’avait pas encore fini d’en entendre parler.

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