Le petit vice que vous affectionnez...

Mustache
Fantôme

Mustache

le 14 avril 2013, à 00:23

Ah, possible. Les idées sont universelles, mais non, je j'ai pas plagié ce monsieur ^^

Votre serviteur, Mustache

Grace
Habitué des lettres

Grace

le 15 avril 2013, à 19:02

Tu devrais aller jeter un oeil à ce que fait Raymond Devos, Mustache : pour ma part je suis admiratrice, bien que ce ne soit pas ainsi que j'aime écrire ou parler, ou pour un jeu de mot de temps en temps.

Alizée
Écrivaillon

Alizée

le 23 avril 2013, à 21:08

Intéressant ce sujet.

Personnellement, je me trouve deux manies, deux vices, dont je n'arrive vraiment pas à me défaire. La première : les phrases à rallonge. Dieu sait que ça exaspère mes profs et, moi-même, parfois, j'évite de relire mes propres textes parce qu'ils sont simplement trop long pour le rôle qu'ils devaient accomplir à la base. Imaginez, à la dernière interrogation d'anglais (je dis interrogation, mais c'était une épreuve d'anglais ESOL (vous savez sans doute qu'en SI-euro, on vous propose de la passer gratuitement, alors qu'en réalité elle coûte dans les 400€, donc je l'ai prise)), durant un exercice le nombre de mots maximum était de 50... j'ai écrit une page avec une moyenne de douze mots par ligne (mes "m" sont des underscores "_", donc ils prennent beaucoup de place, et j'en use beaucoup). Donc un petit total de 290 mots, plus ou moins. Espérons que je ne perde pas de points dessus, vu que j'ai pu terminer toute l'épreuve tranquillement.

Ma seconde manie serait l'emploi de symboles de programmation, en style programmation. Peut-être ne savez-vous pas qu'en programmation une ligne comme (((int)3)) est passables, personne ne s'en plaint (enfin, en théorie), et il arrive de mettre des parenthèses et autre joyeusetés du genre à la pile, donnant des choses comme getPoint(getAtom(x), canMove(getXY(x,y))). Or, si ces empilement de symboles sont tolérés, en français ils le sont bien moins, mais je me retrouve toujours avec des phrases comportant des parenthèses, comportant elles-mêmes des parenthèses (voyez plus haut).

Grace
Habitué des lettres

Grace

le 24 avril 2013, à 08:18

Personnellement je ne sais pas même ce que la "SI-euro", par contre si je ne puis vous donner qu'un conseil Alizée, pour vos épreuves respectez le nombre de mots imparti : la règle générale du correcteur est de s'arrêter au nombre de mots donné, et de ne noter que là-dessus. Je sais que c'est cruel - cinquante mots, ce n'est absolument rien - mais c'est ainsi, je pense en partie parce qu'ils ont de véritables montagnes à corriger : cela ne justifie pas le nombre de mots, mais du moins le fait qu'ils ne corrigent pas au-delà. La même chose m'est plus ou moins arrivé en début d'hypokhâgne (première année de classe préparatoire aux grandes écoles littéraire) ; c'était également en anglais, et notre professeur avait prévenu qu'après cinq énormes barbarismes (fautes sur les verbes irréguliers, orthographe douteuse, grammaire non sue) elle arrêterait de corriger la copie. Il se trouve que j'avais fait six énormes barbarismes, mais que par chance mon devoir était intéressant, et donc elle a continué de lire : il me semble avoir eu 14 à ce devoir, ce qui est une sorte d'exploit en classe préparatoire avec autant de fautes. Si cela peut vous rassurer, ce n'est arrivé que très rarement par la suite.

Les phrases à rallonge, ou une manie de beaucoup écrire donc ? En vous lisant je ne vois pas de phrases si longues, et votre style n'est guère proustien. Je pense plutôt donc que votre problème est d'écrire beaucoup - rassurez-vous une fois de plus, c'est le cas de beaucoup, c'est d'ailleurs le mien aussi, je suis généralement incapable d'écrire peu, ce qui est dérangeant lorsque je veux envoyer un mail pour donner une information précise, parce qu'elle se noie sous la masse de détails qui l'entoure. Une phrase à rallonge a pour particularité d'user de tous les signes de ponctuation possibles et imaginables pour ne pas la finir - une peur d'achever sa phrase peut-être, je ne sais, donc n'ayez crainte, vos phrases ne font pas peur quand on les voit. Et, d'ailleurs, il est toujours préférable d'avoir des longues phrases qui développent bien une idée que de n'avoir que de courtes phrases mises bout à bout à mon sens, bien que ce style soit de plus en plus usé du fait de sa simplicité : cela évite de savoir comment utiliser les signes de ponctuation, et de connaître un certain nombre de mots qui permettent de faire la liaison ou de nuancer une idée. Je digresse, je vais arrêter là ma réflexion sur la ponctuation.

Les parenthèses, peu acceptées ? Certes, car de fait la parenthèse prouve une sorte d'incapacité à intégrer l'idée qui y est contenu dans le corps du texte, et en fait elle sert plutôt à ajouter rapidement une information. Ceci dit beaucoup d'auteurs utilisent de parenthèses, et ce généralement pour faire une remarque sur le récit, comme "(nous verrons plus tard qu'il n'avait pas tout à fait tort)", par exemple. On les utilise aussi en dissertation pour ce même emploi, et souvent son contenu est assez court. J'avouerai faire des parenthèses assez longues en dissertation cependant, ce qui me permet d'éviter de faire une phrase qui s'éloigne quelque peu du propos qui précède et de devoir ramener à ce que je voulais dire : c'est une manière de montrer qu'on a vu une nuance à faire dans son propos, mais que celle-ci ne nous intéresse que peu, et donc on la laisse de côté pour revenir à ce que nous voulions dire. Très utile en philosophie, ma foi. Ainsi, si vous voulez en finir avec la parenthèse, en français on peut aussi utiliser le tiret "-", très anglo-saxon, mais utilisé tout de même, quoique plus rarement et pas exactement de la même manière, qui indique toujours un ajout à ce qui précède et a l'avantage de couper la phrase pour cet ajout sans empêcher de la continuer ensuite.

Sur tout ce que je viens d'expliquer, je suis sûre que l'on pourrait nuancer encore une fois : bien que je n'utilise pas la modalité dans mes explications, je n'énonce pas des règles générales que j'aurais apprises, mais je transmets ce que j'ai le plus constaté dans l'emploi de la ponctuation notamment. Aussi je vous invite à voir de vous-même ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas : c'est encore la meilleure manière de l'apprendre.

Cocobobs
Écrivaillon

Cocobobs

le 9 juin 2013, à 13:04

On vice : oublier des mots quand je vais trop vite. Et après, lorsque je me relis c'est une catastrophe! :)

C'est l'histoire d'une pomme qui n'a pas de GPS, et qui se paume.

Peok
Écrivaillon

Peok

le 13 novembre 2013, à 17:21

Pour ma part, j'ai tendance à mettre beaucoup, beaucoup de virgules, un peu partout, je sais pas, je crois que j'adore ça ! On m'a déjà fait la réflexion comme quoi j'en utilisait beaucoup, mais j'ai du mal à refréner ce petit vice, qui, je l'espère, ne gène pas trop la lecture !

Ciphered
Développeur

Ciphered

le 13 novembre 2013, à 19:28

Maintenant, je te lis et je ne vois que les virgules !

Ciphered - Développeur et designer

Mustache
Fantôme

Mustache

le 1 décembre 2013, à 11:35

Ah, oui ! Devos ! Je le connais, ce monsieur !
Je n'avais jamais vu son sketch sur Parler pour ne rien dire (http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M), mais c'est très agréable !
Sinon, moi aussi j'aime à faire de longues phrases. Et all hail to the camarade SI-euro !

Votre serviteur, Mustache

Kazuya
Initié

Kazuya

le 5 décembre 2013, à 17:24

Personnellement, je me corrige sans cesse. Si je relis le même paragraphe, à chaque fois je change forcément quelque chose, ce qui me fait perdre beaucoup de temps.

Il ne faut pas rêver sa vie, mais vivre ses rêves !
Aider les autres, c'est s'aider soi-même.../i]

Meh
Écrivaillon

Meh

le 5 décembre 2013, à 20:05

Perso les profs me reprochent souvent d'être trop "touffu", effectivement... C'est assez vexant, surtout quand tu essaye de mettre un petit peu tes tripes dans la chose !

Et j'ai également horreur de me relire. Pendant l'écriture, il m'arrive de recommencer deux ou trois fois une tournure, changer un mot, ou autre, mais une fois le texte fini, c'est fini ! Na ! x)

When it is not funny enough to laugh.
Not sad enough to frown.
Not crazy enough to shout to anyone that will listen.
Not urgent enough to be around to do anything about it.
It is all emotions rolled into one. Simple. Word.

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