Mon voisin le cadavre

Mustache
Fantôme

Mustache

le 6 avril 2013, à 22:12 (Dernière modification le 6 avril 2013, à 22:14)

Ah, oui, j'en avais entendu parler aux infos.
N'était-ce pas l'histoire de cet homme qui avait été appelé pour participer à un concours de figuration abstractive ?
Cet homme avait un talent incroyable : en effet, à partir de quelques morceaux d'un élément quelconque, il était capable de reproduire les plus beaux monuments de notre siècle et des autres. Sa spécialité restait cependant la sculpture sur pâtes. Ou plutôt, avec des pâtes, n'abusons pas du langage.
Cependant, un jour, il fut convoqué pour participer à un concours de sculpture avec des morceaux de métaux souples. Le choix pouvait porter sur trois éléments : les fils électriques, l'étain, ou les trombones.
Que poussa notre talent à préférer les trombones ? Les médias ne le stipulèrent pas, mais cela reste facile à deviner. En effet, l'étain est bien trop souple pour la taille des œuvres de notre ami, et les barbelés électriques, bien trop durs. Capilotracté, me crierez-vous ? Peut-être. Mais il faut aussi savoir que notre ami était fonctionnaire, ce qui pouvait lui permettre d'accéder à une réserve conséquente de trombones, en plus du temps libre qu'il disposait ALERTE PRÉJUGÉ, CECI N'EST PAS UN EXERCICE Quoiqu'il en soit, quelques semaines avant le concours, notre héros commença à travailler d'arrache pied sur un projet complexe, à savoir reproduire la Tour Eiffel. Mais attention, non pas la Tour Eiffel telle que l'on se l'imagine communément ! Non pas ! C'était une Tour Eiffel bien plus grande ! Celle-ci mesurait presque deux fois la taille du plus grand des portes-clés chinois ALERTE PRÉJUGÉ, CECI N'EST PAS UN EXERCICE Son travail lui prenait tout les jours et toute les nuits, et notre personnage ne mangeait presque plus, ne dormait plus ou presque.
Treize heures avant la présentation de sa maquette, il ne manquait plus que la pointe finale de la Tour Eiffel, la partie la plus haute de sa sculpture. Prenant un dernier trombone - le vingt-et-unième de la cinquième boîte qu'il avait utilisée - il modela la pointe, et la posa délicatement à son emplacement. La Tour Eiffel était terminée.
Indifférent de la finalité de la chose, c'est à ce moment précis que le corps décida que l'artiste devait se reposer. Pris de somnolence, luttant en vain, sa tête pencha d'avant, en arrière, en avant, en arrière,
C'était inévitable. La tête tomba mollement en avant, et l'homme s'endormit sur la table, décalant le pied de la Tour Eiffel.
Celle-ci, poussée par le déplacement de son socle, bascula dans le vide, et se planta dans la tête de son cousin Zakatchi, qui était en train de cuver une cuite de la soirée de la veille.

C'est triste, n'est-il pas ? Tué à cause de la bouteille...

Votre serviteur, Mustache

Cocobobs
Écrivaillon

Cocobobs

le 9 juin 2013, à 13:21

Mustache était assis sur le trottoir, j'avais trop bu, mes envies de meurtre avait repris le dessus. Il m'agaçait juste à être là sans rien faire, à part regarder le lointain. Une bouteille à la main je m'avançais lentement. Il m'entendis se retourna et me dit "Salut cocobobs, que fais-tu ici, à cette heure tardive de la nuit ?"
Je ne répondis pas, j'avançai encore. Il sentit que quelque chose n'allait pas. "Tu es sûre que ça va ?". Encore un silence de ma part. J'étais maintenant à portée de main de sa tête. Il recula et trébucha sur quelque chose, je ne cherchai pas à savoir ce que c'était. Je m'accroupis à côté de lui et dis "Désolée, je suis sincèrement désolée, mais il faut que je le fasses.
-Que tu fasses quoi ? me répondit-il
-Rien, laisse toi faire, et ce sera plus rapide.
-Arrête tu me fais vraiment flipper là."
Je lui donnais un vif coup de bouteille au milieu du crâne. Il s'évanouit et la bouteille se cassa, il me restait à la main des bouts pointus et coupant de verre, je les pris et commençai à lui tailler les veines, pour le saigner comme un animal à l'abattoir. Ce n'était pas joli à voir mais je ne pouvais pas résister, cette envie était là au plus profond de moi même et m'ordonner de tuer. Elle avait prit le dessus. C'était comme ça, je ne pouvais rien y faire. Le sang coulait maintenant à flot sur le trottoir, et Mustache était en train de succomber, je le voyais mourir, doucement. Et j'éprouvais un certains plaisir à faire cette chose.

Il y a toujours d'autres meurtres qui se déroulent dans une nuit banale pour certains. Même avec des objets improbable tels que des boules puantes!

C'est l'histoire d'une pomme qui n'a pas de GPS, et qui se paume.

Zakatchi
Fondateur

Zakatchi

le 26 mars 2015, à 09:12

Comme à son habitude, Cocobobs était assise dans le fond de la classe. Elle n'écoutait pas le professeur de mathématiques et préférais jeter des boulettes en papier sur son voisin de classe. Quand il s'agissait d'être dans les mauvais coups, Cocobobs était toujours présente. Cela lui avait valu de nombreux ennuis. Elle ne comptait plus les heures de colles, les travaux d'intérêts généraux. Le lycée Colbert, c'était là le troisième lycée qu'elle connaissait, suite à des renvois, et elle en était déjà à sa deuxième exclusion temporaire. Le principal problème était qu'elle se faisait souvent coincer dans ses méfaits.
Non, ce n'était pas de sa faute si les toilettes avaient été inondés, ainsi que le premier étage du bâtiment. Elle n'avait juste "pas fait exprès" de mettre du papier dans tous les éviers et d'ouvrir les robinets.
Ce n'était pas non plus de sa faute si le pétard qu'elle avait lancé dans la corbeille à papier avait mis le feu à cette dernière.
Et puis, elle n'avait aucune idée de comment les bombes de peinture qui avaient servi à taguer le mur de l'entrée s'étaient retrouvées dans son casier.

Cocobobs n'était pas une fille méchante, ça non. C'est juste qu'elle n'aimait pas être contrariée. Malheureusement pour eux, les profs avaient tendance à la contrarier souvent... Elle n'avait pas des notes trop mauvaises, elle faisait même partie de "l'élite" de la classe.

Bref, pour la troisième fois -seulement- qu'elle était convoquée chez la principale -stupide erreur de lancer un avion en papier dans la tête de la prof d'anglais quand il y a écrit son nom sur la feuille-, Cocobobs avait prévu de frapper fort.

Elle avait acheté une boite d'une cinquantaine de boules puantes, ainsi qu'un onéreux pétard à explosion retardée. Son objectif était simple : mettre le tout dans un sac, le cacher dans le bureau de la principale. Elle allait toujours se chercher un thé, dans un timing précis de trois minutes quarante deux en moyenne avant de commencer la discussion avec ses élèves. Cela laissait parfaitement le temps à Cocobobs de placer le sac dans la tour de l'ordinateur de la principale (la plaque sur le côté s'ouvrait facilement). Aucun doute, elle ne s'en rendrait jamais compte. Tout était prêt. Sa vengeance était parfaite, la principale allait s'en souvenir. L'odeur provoquée serait assez immonde pour condamner la pièce plusieurs semaines au moins.

La veille du méfait tant attendu, Cocobobs, qui ne préparait jamais sont sac et partait toujours en retard, avait pour une fois tout prévu en avance. Son sac piégé était juste au pied de sa table de chevet, à côté de son sac de cours, et en dessous de la pile de livres qu'elle devait lire mais dont elle n'avait pas encore ouvert une seule page (quelle idée de donner des annuaires pareils à lire !).
Cocobobs alla se coucher, et s’endormit vite dans un sommeil profond. Elle rêvait. Elle se retourna dans son lit, et d'un geste avec son bras fit tomber la pile de livres... Sur le sac piégé.
Toutes les boules puantes éclatèrent sous le poids, et une odeur commença doucement à se répandre dans la pièce close. Cocobobs, qui était un peu enrhumée, ne sentait rien, alors que l'atmosphère de la chambre devenait suffocante. Elle respirait toutes les vapeurs de produits chimiques, qui, sans qu'elle sans rende compte, lui montait au cerveau et l'empoisonnait lentement.

Cocobobs fut la victime de sa vengeance. Elle ne se réveilla pas.
L'odeur était telle que ses parents renoncèrent à faire une autopsie, aiguillés par un médecin qui pensa qu'elle avait subi une décomposition accélérée, fait extrêmement rare. Ne pouvant plus habiter les lieux, imprégnés d'une odeur insupportable, la maison fut brûlée, les parents déménagèrent. Voici le destin tragique d'une farceuse.


Mais savez vous également que l'on peut mourir à cause d'une télévision ?

Zakatchi,
Fondateur.

"Tu seras un Homme, mon fils." R. Kipling

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